Top 14 : La Rochelle à Perpignan, un match couperet pour les Maritimes
La Rochelle à Perpignan : un match couperet

Un match décisif pour La Rochelle

Il est peut-être déjà trop tard pour La Rochelle, dont l’irrégularité a grandement compromis les chances de qualification. Mais une victoire à Perpignan, ce samedi (16 h 35), prouverait son envie d’y croire jusqu’au bout. « Do or die », littéralement « agis ou meurs ». La formule, récitée par Tolu Latu, est radicale – une traduction plus appropriée en français étant « ça passe ou ça casse » – mais claire.

Avec sept points de retard sur le 6e, Clermont, et un calendrier complexe (un déplacement à Montauban, certes, mais aussi deux voyages à Perpignan ce samedi puis chez le Racing, sans oublier les réceptions de Toulouse et Paris), La Rochelle (8e) n’a pas toutes les cartes en main pour aller en barrage. Il est peut-être même déjà trop tard, et elle en a conscience.

Une dynamique retrouvée

Après des mois à multiplier l’étude des bulletins de santé pour savoir qui était apte, et à quel poste, les Jaune et Noir sont dans une autre dynamique, avec trois victoires en quatre matchs de Top 14 et un groupe remplumé. Mais, peut-être encore plus que les rivaux qui les précèdent, ils sont réellement en mode play-off. Une défaite à Aimé-Giral et le seul objectif encore viable ne sera sans doute plus que le top 8, synonyme de Champions Cup – la seule ambition admise par Ronan O’Gara ces dernières semaines. « À partir de maintenant, chaque match est une finale », tranche Latu.

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Regagner du respect

Le cadre est posé avant d’aller défier l’USAP. Un avant-dernier bien plus fringant que lors de la phase aller, remis en selle par l’arrivée de Laurent Labit, à défaut de pouvoir échapper à la 13e place et à un barrage chez le finaliste malheureux de Pro D2 en juin. « Gagner à l’extérieur est très compliqué, souligne Grégory Alldritt. Très peu d’équipes le font régulièrement. Ce sont Bordeaux, Toulouse… » Comme un rappel du fossé qui sépare actuellement la Caravelle des champions d’Europe et de France.

Si les Maritimes veulent de nouveau regarder durablement ce type d’adversaires dans les yeux, il leur faut être capable de terrasser les Catalans dans leur antre, « se rassurer, se prouver à nous-mêmes qu’on est meilleurs que les mois précédents. Et essayer de regagner un petit peu de respect… », embraye le capitaine rochelais, conscient que le Stade a perdu plus que des matchs depuis vingt mois. « Cela passe par le retour des blessés, d’un effectif compétitif qui met de l’intensité, de la qualité durant la semaine », souffle le Gersois.

Un test pour la détermination

« Cela fait quelques matchs, avec la Challenge Cup, même si ce n’était pas forcément le même groupe, que l’on est dans ce contexte éliminatoire et qu’on doit absolument gagner, prolonge Sébastien Boboul, en charge d’une attaque maritime revigorée face à l’UBB bis (45-15). Il y a cette implication particulière. Je ne vais pas dire qu’on prépare mal certaines semaines mais là, on observe un supplément de concentration et d’investissement. » C’est indispensable. Car au-delà de leur progression technique, Aimé-Giral sera un vrai test pour la détermination des Maritimes. Ils devront y mettre la même intensité que dans un match de phase finale officiel pour s’imposer. Et prouver que, malgré ce qu’ils en disent, ils n’ont pas déjà la tête à la saison prochaine et au renouvellement en profondeur (une dizaine de départs pour autant d’arrivées) d’un effectif qui s’éloigne progressivement des hauteurs.

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