Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a défendu mercredi 24 juin l'instauration des pauses fraîcheur lors de la Coupe du monde 2026, une règle vivement critiquée depuis le début de la compétition. Ces interruptions, qui surviennent à la 22e et à la 67e minute de chaque match et durent trois minutes, sont ajoutées au temps additionnel. Elles ont été huées par le public lors de la rencontre Angleterre-Ghana (0-0) disputée sous une température clémente.
Une mesure pour l'équité sportive
Dans un communiqué, Gianni Infantino a expliqué que ces pauses visent à garantir des conditions égales pour toutes les équipes. "Ce qui compte encore plus pour nous, c'est de veiller à ce que toutes les équipes, dans chaque match, jouent dans les mêmes conditions", a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il serait injuste qu'un entraîneur puisse ajuster son équipe en raison de la chaleur dans un match, mais pas dans un autre où la température serait plus basse. "Nous voulons garantir des conditions égales pour tous, et c'est pourquoi ces pauses sont mises en œuvre dans chaque match."
Des accusations de mercantilisme rejetées
Avant même le début du Mondial, l'annonce de cette règle avait suscité des critiques, certains y voyant une concession aux annonceurs pour maximiser les profits. Infantino a fermement rejeté ces accusations : "Il n'y a pas de revenus supplémentaires pour la Fifa, car tous les accords commerciaux ont été signés bien à l'avance. Donc, ce n'est pas une question financière pour nous. Pour nous, c'est purement une affaire sportive."
Une application contestée
Malgré ces justifications, les pauses fraîcheur continuent de diviser. Lors du match France-Irak (3-0) lundi, la seconde pause a été annulée en raison d'orages et d'une interruption de plus de deux heures. Cette incohérence alimente le scepticisme des observateurs. Le président de la Fifa, déjà critiqué pour ses concessions à Donald Trump, qui remettra le trophée le 19 juillet, tente de rassurer sur le caractère sportif de la mesure.



