À Dallas, au Texas, des milliers de supporters mexicains ont vécu une soirée de désillusion, le 2 juillet 2026, lors de l'élimination de l'équipe du Mexique (El Tri) en huitièmes de finale de la Coupe du monde face aux Pays-Bas (2-1). La ville, qui abrite une importante diaspora mexicaine, s'est transformée en un véritable bastion de passion et de tristesse.
Un stade transformé en fief mexicain
Le match s'est déroulé au AT&T Stadium d'Arlington, en banlieue de Dallas. Selon les organisateurs, plus de 70 % des 80 000 spectateurs étaient des supporters mexicains, créant une ambiance électrique. « C'était comme jouer à domicile », a déclaré un joueur mexicain après le match. Les chants et les vagues de couleurs vert, blanc et rouge ont dominé les tribunes.
La déception après l'espoir
Le Mexique avait ouvert le score en première mi-temps par Hirving Lozano, mais les Pays-Bas ont égalisé avant la mi-temps, puis marqué le but de la victoire à la 88e minute. Dans les rues de Dallas, des milliers de fans ont suivi le match sur des écrans géants installés dans le quartier historique de Oak Lawn. « On y croyait, c'est dur », a confié Maria Garcia, une supportrice de 34 ans originaire de Guadalajara. Les ventes de bière et de tacos ont chuté de 40 % dans les bars mexicains après le match, selon la chambre de commerce locale.
Une communauté soudée dans l'épreuve
Malgré l'élimination, la fête s'est poursuivie tard dans la nuit. « Ici, c'est un bout du Mexique », a lancé un vendeur de rue. La communauté mexicaine de Dallas, estimée à plus de 600 000 personnes, a montré sa résilience. Les drapeaux mexicains flottaient encore le lendemain sur les voitures. « Nous sommes fiers de notre équipe, même dans la défaite », a ajouté un enseignant local. L'impact économique de l'événement est également notable : les hôtels du centre-ville ont affiché complet pendant trois jours, générant 15 millions de dollars de retombées.



