Hugo Lloris : "Je supporte toujours les Bleus" - Interview exclusive à Nice
Hugo Lloris : "Je supporte toujours les Bleus"

Le champion du monde 2018 Hugo Lloris a passé une heure avec huit lecteurs de Nice-Matin ce jeudi 4 juin 2026. De retour dans sa ville natale pendant la trêve de la MLS, le gardien de 39 ans s'est livré sans détour sur sa carrière, sa vie américaine et son amour pour l'OGC Nice.

Coupe du monde : des rumeurs persistantes

Interrogé sur un possible retour en équipe de France pour la Coupe du monde 2026, Lloris a fermé la porte : « Mon retour ? Ça restait des rumeurs. » Il précise que sa carrière internationale s'est arrêtée après la finale 2022 perdue contre l'Argentine, même s'il reste en contact avec Didier Deschamps. « Je suis content pour Robin Risser, qui a été appelé, et triste pour Lucas Chevalier », ajoute-t-il.

Lloris se dit fier de la reconnaissance des Français après 2018 : « Gagner un tournoi majeur avec les Bleus fait ressentir des sentiments très difficiles à décrire. » Il ne ressent aucune nostalgie : « Quand je prends une décision, je passe très vite à autre chose. »

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Des regrets pour 2022

La finale 2022 reste un souvenir amer : « Passer aussi près d'un deuxième sacre laisse des questions, des regrets. Mais ça montre qu'on peut marquer nos supporters à travers des défaites aussi. »

Vie aux États-Unis : un rêve américain

Depuis son départ au Los Angeles FC, Lloris savoure un nouvel équilibre : « C'est une expérience que je voulais partager avec mon épouse et mes enfants. Je passe beaucoup plus de temps avec eux. » Il découvre des ambiances de folie au Honduras, Costa Rica ou Mexique : « Je ne pensais pas pouvoir revivre des frissons à ce moment de ma carrière. »

Son contrat expire en fin d'année, mais il n'a pas de plan précis : « J'ai tellement appris dans ce monde que j'ai peut-être envie de redonner. » Une reconversion en équipe de France ? « Pas tout de suite, mais les Bleus restent très forts. »

Priorité à la famille

« Je suis passé en premier pendant des années. Maintenant, c'est le temps de redonner à ma femme et mes enfants. » Ses enfants, élevés dans des écoles anglaises, gardent une culture niçoise : « Ils identifient Nice comme le lieu de naissance des parents. »

OGC Nice : un regard critique mais amoureux

Lloris n'a pas mâché ses mots sur la saison difficile du Gym : « Il faut repartir sur une nouvelle dynamique et éviter de revivre ce type de scénario. » Il insiste sur le respect du maillot : « L'institution doit rester tout en haut. »

Un retour au club ? « Nice, c'est ma ville, là où j'ai grandi. Si j'ai envie de rester dans le foot, ce sera avec les bonnes personnes et le bon projet. » Il se dit ouvert à des rôles d'entraîneur, dirigeant ou conseiller.

Le barrage et la finale

Il analyse la fin de saison : « Il y avait plus de pression sur le barrage que sur la finale. L'objectif a été atteint dans la douleur. Chacun doit assumer ses responsabilités. »

Souvenirs de carrière

Lloris évoque son premier match pro : « J'avais promis à ma mère d'aller jusqu'au bac. Le jour où j'ai débuté, c'était l'aboutissement de tous les sacrifices. Je sais que je l'ai rendue fière. » Il pense aussi à son grand-père, qui prédisait son avenir en Bleu.

Proche des 1000 matchs pros, il n'en fait pas un objectif : « Le seul chiffre qui comptait, c'était les 143 sélections de Lilian Thuram. Atteindre 1000 matchs serait génial, mais est-ce que ça changerait quelque chose ? »

Les lecteurs ont salué sa sincérité. Odile Permezel souligne sa « sincérité », Noah Ceravolo, 9 ans, parle d'« expérience magique », et Frédéric Trehard retient sa « personnalité ouverte ».

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