Ce jeudi 4 juin 2026, pendant les premiers essais du week-end du Grand Prix F1 de Monaco, la fan zone installée sur la place d'Armes a ouvert ses portes. Des passionnés venus des quatre coins de la planète ont envahi les lieux pour participer au pit stop challenge et aux simulateurs de course.
Une compétition de changement de pneus
Positionnés comme de véritables pilotes de F1, les aficionados se sont succédés pour tenter de réaliser le meilleur chrono de la journée. Cédric, un genou à terre et le doigt sur la gâchette, visait une roue à dévisser puis à revisser le plus rapidement possible. « Il n'a pas bien tenu la roue, on a perdu un temps fou sur le remontage ! », lance-t-il à son fils Esteban, 9 ans, qui portait le poids d'un chrono « peu mémorable », à plus de dix secondes.
Sur le stand Red Bull, Mathieu, venu de Marseille pour les qualifications, affichait une grande fierté : « J'ai fait neuf secondes, mais tout seul ! Ça sera difficile de faire mieux pour un premier essai. » Le meilleur duo de la journée a réalisé le changement de roue en 4 secondes 70, loin derrière le record absolu en Grand Prix, qui est de moins de deux secondes.
Des Londoniens fidèles au rendez-vous
Derrière Mathieu, un couple de Londoniens affichait une confiance tranquille. Après quelques tours de vis parfaitement synchronisés, le verdict est tombé : 6,41 secondes. « On vient tous les ans, c'est devenu notre petite compétition », raconte Harry, échangeant un regard complice avec sa partenaire. Une belle performance, mais encore loin du meilleur temps affiché sur le stand : 4,70 secondes, réalisé par des professionnels.
Les simulateurs F1 : une immersion totale
Une fois les pneus remontés, les visiteurs prenaient le volant… ou presque. Les simulateurs F1 Sim Racing attiraient une file continue de pilotes d'un jour. Issam, venu du Pakistan, en ressortait légèrement étourdi : « J'avais l'impression d'être dans la voiture. Les virages arrivent tellement vite ! » Casquette Ferrari vissée sur la tête, il se satisfaisait : « Je ne me suis pas crashé, c'est déjà ça. Par contre, j'ai fini bon vingtième. » Sur les simulateurs, toutes les assistances étaient activées pour permettre à tous les publics d'appréhender la course.
Un jeune pilote en herbe se distingue
À peine Issam avait-il quitté son siège qu'une voix fuse : « Trop facile ! » Elyas Adam, 19 ans, explique : « Je fais de la compétition automobile, donc ça aide un peu. » Le jeune pilote, qui prépare sa transition du karting vers la F4, a dominé le classement sans transpirer. Il se dirige vers le stand Red Bull : « Je vais tester leur machine. Il y a moins d'assistance, ça devrait être plus intéressant. »
Dans le cockpit aux couleurs de l'écurie autrichienne, les murs du circuit semblent avoir la vie dure. Monica éclate de rire en regardant sa meilleure amie terminer son tour : « Elle les a tous touchés ! » Lorsque Luisa retire son casque, elle concède : « Bon… je crois que je vais laisser ma place aux vrais pilotes. »



