Carina Fey, entraîneure allemande installée à Lamorlaye depuis 2015, compte sur Galord pour briller dans le quinté du dimanche 24 mai à ParisLongchamp. Après un accident qui a mis fin à sa carrière de jockey, elle a fondé son écurie avec une approche personnalisée.
Un accident qui a changé sa vie
En mars 2011, un accident à l'entraînement provoque le tassement de deux vertèbres de Carina Fey. « Je n’ai pas été autorisée à remonter et me suis installée à Lamorlaye en 2015 avec seulement trois chevaux. J’ai réussi à remporter mon premier quinté dès novembre suivant », raconte-t-elle. Arrivée en France en 2007, elle était déjà gagnante de Listed comme jockey.
Une philosophie du « cas par cas »
Carina Fey est surtout « fière de ne pas avoir changé sa philosophie de travail ». Elle explique : « Pour moi, chaque cheval est à part, donc je ne fais que du cas par cas. Je n’ai pas cédé à la pression de l’industrie, ce qui m’aurait poussée à moins adapter mon travail avec l’animal. C’est un métier difficile avec des hauts et des bas, mais la passion est plus forte que tout. Avoir des clients fidèles qui ont adhéré à ma façon de faire est très gratifiant. »
Bien qu’ayant présenté moins de partants en 2025 que les années précédentes, Carina Fey remporte environ 10 % des courses qu’elle dispute, un ratio honorable.
Galord, un cheval à suivre
Galord (n° 14) pourrait permettre à Carina Fey de se mettre en évidence. « Il a eu des problèmes de santé, notamment des saignements, que nous avons mis du temps à détecter, car il n’y avait rien d’apparent. Tout est rentré dans l’ordre désormais. J’espère bien que c’est derrière lui, car il est vraiment plaisant à l’heure actuelle. Même s’il a déjà déçu après une bonne rentrée, je pense que ce ne sera pas le cas, car ses soucis ont été traités. S’il fait sa valeur, il a les moyens de disputer l’arrivée, vu ce qu’il montre le matin à l’entraînement. »



