Béziers : le Canoë Kayak Biterrois entame un nouveau cycle
Béziers : nouveau cycle pour le Canoë Kayak Biterrois

Alors que l'été approche, le président du Canoë Kayak Biterrois, Gauthier Randanne, dresse le bilan de la saison écoulée et dévoile les perspectives du club. Malgré des résultats contrastés, l'enthousiasme reste de mise pour repartir sur de nouvelles bases.

Des athlètes prometteurs mais contraints

Interrogé sur les deux fers de lance du club, Madyson Audrain et Karel Hoton, le président évoque une année particulière. Karel, qui a pris un an d'avance, poursuit ses études à Albi et ne peut plus s'aligner en compétition, même s'il continue à s'entraîner avec le club quand son emploi du temps le permet. Madyson, quant à elle, prépare les sélectifs nationaux pour les championnats de France. Elle a choisi une option médecine au lycée, très exigeante, ce qui a allégé sa saison à seulement quatre compétitions. Malgré cela, le président croit en ses capacités : « Je pense qu'elle a les moyens d'aller chercher la finale. »

Un frein structurel pour les espoirs

Le départ des jeunes talents pour leurs études est un défi récurrent. « Nous savons former, mais nous savons aussi qu'à un moment donné, les jeunes doivent partir, explique Gauthier Randanne. Nous n'avons pas les infrastructures ni la proximité des pôles universitaires pour les retenir. » Actuellement, aucun jeune du club n'est engagé dans un projet olympique, même si Karel en avait le potentiel. Pour franchir ce palier, il faudrait intégrer l'INSEP ou des clubs de dimension nationale.

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Une saison contrastée pour les licenciés

Le nombre de licenciés stagne cette année, en raison de plusieurs facteurs. La météo a été défavorable lors de l'allée des associations et des journées portes ouvertes, et le club était absent du Vitalsport. « C'est une saison plus cool, où l'on a privilégié le plaisir de naviguer en mer et en rivière », souligne le président. Certains jeunes préfèrent naviguer sans pression compétitive, et le club les accompagne dans cette démarche.

L'absence d'effet JO

Contrairement aux attentes, les Jeux Olympiques de Paris 2024 n'ont pas eu d'impact significatif sur les inscriptions. Le prix de la licence (150 euros par an pour les moins de 18 ans, matériel compris) n'est pas un obstacle. « Le vrai défi, c'est de sortir les jeunes des distractions numériques », insiste Gauthier Randanne. De plus, l'Orb a été en crue pendant quatre mois cet hiver, ce qui a freiné les adultes. « Ce sont plein de petites choses qui ont freiné ce développement. »

Un nouveau cycle avec des portes ouvertes

Pour l'avenir, le club entend repartir sur un nouveau cycle. L'objectif est de former une équipe minime pour l'année prochaine. Des portes ouvertes sont organisées le premier week-end de juin pour faire découvrir la discipline aux élèves de CM1 et CM2. « La relève arrive et mon fils en fera partie », plaisante le président. Le club communique via sa page Facebook : www.facebook.com/canoekayakbiterrois.

Des chiffres mitigés pour la FFCK

Le canoë-kayak français traverse une période contrastée. Si les JO de Paris 2024 ont offert une vitrine exceptionnelle, les chiffres de 2025 montrent une légère diminution du nombre de licenciés. On comptait 25 970 licences annuelles au 1er avril 2022, contre 24 679 en 2025. En Occitanie, 2 794 licences annuelles ont été enregistrées en 2024, contre 2 876 un an plus tôt. Ces statistiques doivent toutefois être mises en parallèle avec les centaines de milliers de pratiquants amateurs qui naviguent chaque année sur les cours d'eau du pays.

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