Le Brésil, quintuple champion du monde, a été éliminé de la Coupe du monde 2026 par la Norvège (1-0) en huitièmes de finale, lundi 6 juillet à Houston. Les Scandinaves, portés par un but d'Erling Haaland à la 23e minute, ont fait preuve d'un réalisme clinique pour priver la Seleção d'une place en quarts de finale pour la première fois depuis 1990.
Un Brésil en perte de vitesse
La défaite brésilienne confirme le déclin amorcé depuis plusieurs années. Malgré une possession de balle écrasante (68 %), les hommes de Dorival Júnior ont manqué de tranchant devant le but, ne cadrant que trois tirs en 90 minutes. Le sélectionneur a reconnu après le match : "Nous avons eu des occasions, mais nous n'avons pas su les concrétiser. La Norvège a été efficace."
Le Brésil n'avait plus manqué les quarts de finale depuis 1990, une statistique qui souligne la gravité de cette contre-performance. Avec seulement 3 victoires en 5 matchs dans le tournoi, la Seleção a montré des signes de fragilité défensive et offensive.
La Norvège, une équipe réaliste
La Norvège, de son côté, a construit son succès sur une défense solide et des contres rapides. Le but d'Haaland, sur une passe décisive de Martin Ødegaard, a été l'un des rares tirs cadrés norvégiens (2 au total). Le sélectionneur Ståle Solbakken a salué la discipline de son équipe : "Nous savions que le Brésil aurait la possession, mais nous avons bien défendu et saisi notre chance."
Cette qualification historique en quarts de finale est une première pour la Norvège, qui n'avait jamais dépassé les huitièmes de finale. Les supporters norvégiens, présents en nombre au NRG Stadium, ont célébré cette victoire comme un exploit.
Les chiffres clés
Le Brésil a terminé le match avec 68 % de possession, 12 tirs dont 3 cadrés, contre 4 tirs et 2 cadrés pour la Norvège. Le seul but du match a été inscrit par Erling Haaland, son 4e de la compétition. La Norvège affrontera en quarts de finale le vainqueur du match entre l'Argentine et le Mexique.
Cette élimination précoce du Brésil relance les critiques sur le système de formation brésilien et la dépendance aux individualités. Le pays attend désormais des réponses après un nouveau revers en Coupe du monde.



