Basket Landes vise la finale du championnat face à Montpellier
Basket Landes : cap sur la finale face à Montpellier

Quatre jours après leur victoire en Coupe de France, les Landaises sont dans l’Hérault pour y disputer leur demi-finale aller face au BLMA (20 h 50). Objectif : se faciliter au maximum la tâche en vue du match retour, samedi.

Une équipe pas rassasiée

Elles ne sont pas rassasiées. Quatre jours après avoir conquis l’Accor Arena de Paris, puis dignement célébré leur victoire en Coupe de France face à Villeneuve-d’Ascq (77-65), les joueuses de Basket Landes ont rangé lunettes étoilées, cotillons et autres attributs festifs, reposé leurs voix, leurs jambes et leurs bras d’avoir tant chanté et crié, couru et sauté, arraché des ballons et porté le lourd trophée. Un nouveau défi les attend dans cette dernière partie de saison qui s’annonçait grandiose au sens étymologique du terme tant le programme paraissait copieux et savoureux, et pourrait bien le devenir pour de bon.

Oubliée, la frustration d’avoir été éliminées dès leur entrée en piste au Final Six d’Euroligue de Saragosse ; repoussée dans un coin du cerveau, la victoire tout en puissance, physique et mentale, face aux Nordistes samedi. Il reste une dernière compétition, et non des moindres : le championnat de France. Un titre encore plus affriolant quand on en est le tenant du titre, et qu’on a caracolé en tête de toute la phase régulière, accroché seulement trois fois en 22 journées. Alors non, elles ne sont pas rassasiées. Et on peut leur faire confiance, ainsi qu’à leur staff, pour avoir très vite, dès lundi, reposé les pieds bien à plat sur le parquet de Mitterrand pour répéter, encore et encore, leurs gammes, voire travailler de nouvelles harmonies.

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Des pièges à prévoir

Car pour espérer aller en finale, il demeure un dernier cap à passer, et il est particulièrement escarpé : Lattes-Montpellier. En championnat, au cours duquel les Landaises ont donc connu bien peu de contrariétés, le verdict a été sans appel : deux victoires pour les Bleu et Blanc. Mais pas sans vagues : les deux fois, elles ont été contestées comme rarement cette saison. Le 1er novembre, elles empochaient la mise pour un point dans l’Hérault (75-76) ; trois mois plus tard, le 8 février, le score 68-56 ne reflétait guère le combat, physique et tactique, entre deux formations jamais résignées. D’ailleurs, Marie-Julie Levant, assistante en charge de l’attaque, prévient : « Il ne faut pas se dire que parce qu’on les a battues, ça sera facile, surtout qu’on sait qu’il y a toujours un peu des pièges avec cette équipe. »

Des pièges tendus par Valéry Demory, fin tacticien féru de défenses en tous genres qui, pour sa dernière saison comme coach du BLMA, ne serait pas contre prolonger son bail au maximum. Julie Barennes s’en amusait même, enfin, façon de parler, samedi en conférence de presse d’après-Coupe, se demandant à haute voix quelles nouvelles trouvailles l’ancien meneur de l’Élan Béarnais Pau-Orthez allait bien sortir de son chapeau pour tenter de faire dérailler le train landais. « C’est une équipe polyvalente, qui sort un peu des standards », complète Olivier Constant, son assistant en charge de la défense, qui prévoyait un dimanche studieux pour décortiquer les forces, et surtout les failles, d’un groupe emmené par la hargne de la Lot-et-Garonnaise Romane Bernies, bientôt 33 ans.

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Duels à gogo

Un groupe qui, contrairement à Basket Landes, qui a su se défaire sans trembler un seul instant de Chartres en quart de finale, a dû batailler ferme pour arracher son ticket pour le dernier carré à une équipe de Landerneau surprenante, éliminée pour… un point. Au match retour, en Bretagne, les Héraultaises ont en effet craint le pire, bousculées de toutes parts et battues 70-64. Mais su préserver ce très maigre mais si précieux avantage coûte que coûte, signe que côté mental, elles sont pas mal loties non plus. Voilà donc qui promet, tandis que dans les face-à-face directs, les duels Romane Bernies - Marie Pardon, feux follets distributeurs de caviars, Garance Rabot - Murjanatu Musa, gobeuses de rebonds en veux-tu en voilà, et, surtout, Nell Angloma - Leïla, entre arrières-meneuses de talent, appelées à jouer ensemble en WNBA pour le Connecticut Sun - la jeune Montpelliéraine vient d’être draftée en 12e position par la franchise dirigée par Rachid Meziane -, ne manquent pas de sel.

Cette fois, le couperet ne tombera toutefois pas directement sur la nuque du vaincu. Il y aura une manche retour, samedi 2 mai, à Mitterrand, où l’ambiance, quel que soit le résultat de cette manche aller, promet d’être incandescente pour célébrer ses chéries. À charge pour Basket Landes de se mettre dans les meilleures conditions pour l’appréhender au mieux, à défaut d’un total confort (assez peu probable, soyons honnête). Un Basket Landes pas rassasié, vraiment pas, mais pas aveuglé non plus par la faim qui peut vous vriller l’estomac et la jugeote. Il lui en faudra, assurément. Les sens aux aguets.

Le programme de ce mercredi 29 avril

Avant cette demi-finale aller dans l’Hérault, se sera jouée une autre affiche, particulièrement alléchante et indécise, entre Charleville-Mézières et Bourges (18 h 45, également sur Sport en France). Les premières se sont qualifiées en revenant du diable Vauvert : elles ont effacé un handicap de 26 points face à Villeneuve-d’Ascq en gagnant le quart retour de… 27 points (et 104 points inscrits, pour une prestation d’anthologie). Les secondes se sont montrées moins exubérantes mais on ne peut plus sérieuses en gagnant les deux manches de leur quart face à Charnay.

On joue par ailleurs la 3e journée des play-downs ce mercredi à 20 heures : Roche Vendée (4e) - Angers (3e) ; Lyon (2e) - Toulouse (1er).