Un coup franc annulé après consultation VAR
Au stade Geoffroy-Guichard, les supporteurs de l'ASSE ont eu droit à un nouvel épisode arbitral déroutant lors du barrage aller L1-L2 contre Nice (0-0). À la 36e minute, Zuriko Davitashvili s'apprêtait à frapper un coup franc bien placé, obtenu après une faute apparemment nette de Kojo Peprah Oppong sur Luan Gadegbeku (19 ans) à la limite de la surface, sans contestation. Pourtant, les arbitres VAR Bastien Dechepy et Julien Schmitt ont demandé à Benoît Bastien de visionner les images. Une clameur s'est emparée du Chaudron, car dans la majorité des cas, l'arbitre principal change sa décision initiale et désigne un penalty. Mais surprise : Bastien a annulé le coup franc pour une remise en jeu.
L'incompréhension du stade et des commentateurs
En trente secondes devant l'écran VAR, Benoît Bastien a pris sa décision et l'a annoncée aux capitaines : l'ASSE est passée d'un coup franc intéressant à un centre anodin d'Irvin Cardona capté par Diouf, suivi d'une balle à terre. Les 39 772 supporteurs stéphanois et les commentateurs de beIN SPORTS sont restés abasourdis. Le consultant Robert Malm a déclaré : « C'est la première fois que je vois ça. » À la mi-temps, beIN SPORTS a rapporté l'explication de Bastien : « La faute n'est pas assez franche pour que je siffle penalty. »
Philippe Montanier ironise sur la décision
Interrogé par 20 Minutes, l'entraîneur de l'ASSE Philippe Montanier a confié : « Le quatrième arbitre m'a dit qu'il y avait une petite faute dans la surface, mais pas suffisante pour un penalty, donc remise en jeu. » Il a ajouté avec ironie : « Les arbitres ont sûrement raison, car M. Bastien est peut-être le meilleur arbitre français, il doit connaître le règlement mieux que nous. » Le milieu stéphanois Abdoulaye Kanté a confirmé : « Oui, on a compris la décision, le coach nous l'a expliquée. L'un des arbitres a dit qu'il y avait une faute, mais petite, et dans les règlements, ça donne une balle à terre. » Pourtant, les textes IFAB ne mentionnent pas cette justification.
Nice aurait pu obtenir un penalty
L'OGC Nice peut s'estimer lésé sur une autre situation. À la 41e minute, sur un corner de Jonathan Clauss, Kojo Peprah Oppong a été percuté au visage par le pied de Lucas Stassin. Une situation de penalty pour jeu dangereux semblait claire, mais ni M. Bastien ni le VAR n'ont sifflé, et le jeu a repris rapidement malgré les douleurs d'Oppong. Ce 0-0 semble inéluctable entre deux équipes aux expected goals les plus bas de la saison.



