VIDEO « Putain, je suis fier d’être Biterrois bordel ! » : joueurs et staff de l’ASBH en pleurs, le maintien en Pro D2 fait tout remonter à la surface
Après la victoire décisive pour le maintien contre Biarritz (43-17), ce vendredi 8 mai, les émotions étaient au rendez-vous. David Irazoqui, Clément Ancely et Charly Malié n’ont pas pu retenir leurs larmes.
David Irazoqui, entraîneur principal de l’ASBH
« C’est fait. Quand j’ai pris la tête de l’équipe le 28 octobre, j’avais qu’un seul objectif : maintenir ce club à la place où il doit être. On a eu la chance de vivre un joli match, un stade rempli. Une grande équipe pour un grand club. Ça a été dur hein. Mais aujourd’hui, il faut féliciter les joueurs, surtout. C’est eux qui ont fait preuve de caractère, qui n’ont jamais lâché. C’est eux qui se sont relevés. Je suis tellement heureux pour eux, pour ce club, c’est le minimum qu’il soit à cette place-là. Personnellement, j’ai pris beaucoup d’expérience, il va falloir que la digère. On se pose beaucoup de questions, on se remet en question, mais il faut garder une confiance en soi. Aujourd’hui, le résultat me donne raison et me valide le fait que je suis resté moi-même et je suis resté aligné. Ce groupe est resté connecté avec moi. Ce soir, il faut que les joueurs en profitent au bout de la nuit, qu’ils multiplient les fêtes. Si j’ai été seul ? J’ai eu ma famille quand même, et ça, ça a été important (pleurs). Je suis là devant vous, heureux, donc c’est cool. Ce n’est pas facile de me poser ce genre de questions, tu me pièges un peu. Après, je n’ai pas été seul, le staff n’a jamais lâché. L’objectif a été atteint. Et ça, j’en suis ému. »
Clément Ancely, troisième ligne de l’ASBH
« C’est beaucoup d’émotions entre la situation sportive du club, les joueurs partants, ce qui s’est passé tout au long de l’année… Ce qui explique peut-être les vingt premières minutes où on a dû mal à rentrer dedans. Petit à petit, on a senti les 12 499 spectateurs nous pousser jusqu’au coup de sifflet. C’est un soulagement exceptionnel. Au final, il y a qu’ici que tu vois ça, même si j’ai été aux quatre coins de la France. Ce club, c’est le poumon de la ville, ça aurait été un crève-cœur de descendre en Pro D2. »
Charly Malié, demi d’ouverture de l’ASBH
« Ce soir, on est très soulagé. Il y a beaucoup de fierté. Ce soir, on a de quoi l’être. Je suis fier d’être Biterrois. Quand je vois ce stade, 12 000 personnes, avant-avant dernier ; stade plein… Qui arrive à faire ça ? Ce soir, je suis putain de fier d’être Biterrois. Cette saison, vous le savez tous, elle a été très particulière. Pour moi, elle a été horrible. Je suis revenu en janvier, j’ai eu une grosse blessure, j’ai été proche et à la fois très loin du groupe. Quel soulagement de pouvoir fouler la pelouse sur ce dernier match. Quel groupe, quel groupe on a… Avec ce qui nous est arrivé, ce qu’on s’est dit avant le match, beaucoup d’effectifs se seraient effondrés. Notre leitmotiv a été de sauver ce club. Moi, je suis d’ici, je ne voulais pas faire partie des joueurs qui faisaient descendre le club. Pareil pour tous ceux qui sont dans le groupe. Vous savez l’amitié que j’ai pour Sam (Marques)… Ce mec, ce qu’il fait, franchement bravo. C’est beaucoup d’émotions ce soir. Franchement, on est tellement soulagé. Ce groupe s’est créé il y a cinq ans. J’ai une grosse pensée pour Pierre Caillet qui m’a fait venir. On en a chié, ça a été dur, compliqué, on s’est fait cracher dessus. Mais on a construit un groupe, on ne se lâchera jamais. Oui, c’est facile de jouer les phases finales, mais on avait tout à gagner. Quand on est dos au mur, qu’il faut aller chercher autre chose, et on l’avait. Pierre y a été beaucoup. Et aussi une grosse pensée pour David (Irazoqui), promu manager en milieu de saison et qui a su fédérer le groupe. Ce soir, on gagne le match en défense, ce qui révèle d’un état d’esprit. On peut être fier de nous. La suite ? Je ne sais pas. Moi, on me demande de jouer au rugby. Il faut demander aux gens qui gèrent le club. Est-ce que je vais rejouer ici ? Malheureusement, on ne contrôle pas tout. Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir. Si ça doit s’arrêter, je pars la tête haute et en ayant vécu un putain de match ici chez moi. Et ça personne ne me l’enlèvera. »
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