Nul besoin d’être médecin généraliste pour identifier les maux dont souffre le patient monégasque cette saison. C’est criant et ça saute aux yeux. Irrégularité chronique, dédoublement de la personnalité et fragilité physique noircissent le carnet de santé d’une équipe qui s’est souvent cherchée. À deux journées de la fin, l’ASM n’est sûrement pas où elle souhaitait se trouver mais son classement (6e) et son bilan (54 points) peuvent encore lui laisser un espoir. La Ligue des champions fixée comme objectif est un peu loin pour continuer de rêver grand (6 unités de retard sur le 3e) mais ses deux petites sœurs sont encore à portée de fusil et il serait dommage de manquer la cible.
Un nouveau cador à épingler
Ce dimanche soir, Lille se pointe au stade Louis-II fort d’une série de douze matchs sans défaite en Ligue 1 et de sacrées certitudes dans le jeu. Ce que l’ASM n’a plus vraiment depuis un mois et sa sortie de route au PFC (4-1), même si Lillois et Monégasques restent les plus compétitifs de l’élite depuis février. Surtout, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont un certain sens du défi : depuis la trêve, ils ont battu tous les gros qui les avaient chagrinés lors de la phase aller. Rennes, Lens, Lyon et Marseille ont trébuché face au Rocher après l’avoir dominé. Fin août, les Dogues l’avaient emporté en fin de match dans le Nord et l’ASM a l’occasion d’équilibrer une nouvelle balance. Pour ça, les Rouge et Blanc devront être autrement plus justes et conquérants que lors de leurs dernières sorties.
« On doit mieux faire »
« Est-ce que le contenu de Metz peut suffire ? Poser la question c’est déjà avoir la réponse, souffle le coach belge. On doit mieux faire. Quand on est bien dans le match, on est redoutable et on marque des buts de grande qualité. Mais on va devoir être un ou deux crans au-dessus pour rivaliser avec Lille et Strasbourg. » Une victoire pour la der à domicile replacerait un peu plus Monaco dans la course à l’Europe et lui assurerait même un billet en Conference League, en cas de défaite de l’OM au Havre. Ensuite, Zakaria et ses copains auraient un dernier round excitant à livrer à Strasbourg, capitale européenne… « Lille a beaucoup de qualités individuelles et un système de jeu stable, fait de pas mal de libertés, analyse Pocognoli. Ça va être un très bon match. On joue à domicile, à nous d’imposer nos principes et d’essayer d’être le plus dominant et consistant possible sur 90 minutes. » Le meilleur traitement prescrit à ce jour.



