AS Monaco célèbre les 50 ans de son Academy : anecdotes et souvenirs des anciens joueurs
AS Monaco : 50 ans de l'Academy, anecdotes des anciens

AS Monaco célèbre les 50 ans de son Academy : une plongée dans les souvenirs des anciens joueurs

Ce dimanche 19 avril 2026, face à l'AJ Auxerre pour un match nul (2-2), l'AS Monaco a honoré le cinquantenaire de son Academy, le centre de formation qui a façonné des générations de talents. Plus de 200 anciens et actuels joueurs et encadrants ont défilé sur la piste d'athlétisme du stade Louis-II, créant un moment fort de lien social et de mémoire collective.

Une journée sous le signe de la nostalgie et de la camaraderie

Après le tour d'honneur, les anciens se sont retrouvés « Chez Tonton », le restaurant de Jean-Luc Ettori, gardien emblématique et premier à intégrer l'Academy. Ettori, qui a remporté trois titres de champion de France avec Monaco, se souvient des débuts du centre : « Je les ai tous vus débarquer. À l'époque, il n'y avait pas l'arrêt Bosman, les clubs devaient former, et cela a porté ses fruits. » En 1978, deux ans après sa création, l'équipe première, nourrie par l'Academy, remporte la D1.

Des conditions de vie et d'entraînement bien différentes

Les anciens évoquent une époque où les joueurs étaient « chouchoutés » par la communauté locale. Jean-Luc Ettori raconte : « On s'entraînait à Cap-d'Ail sur un stabilisé. Le boulanger ou le primeur avait toujours un mot pour toi. » Bruno Bellone, ailier de 1976 à 1987, ajoute : « On dormait chez l'habitant à l'époque, tout le monde surveillait tout le monde. Des bêtises ? C'était rare, car on représentait tout un pays. »

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La scolarité : un défi pour les jeunes footballeurs

La formation à l'Academy incluait aussi l'école, avec des souvenirs mitigés. Bruno Bellone avoue : « Je mettais mon livre devant ma tête et je dormais. On se cramait aux entraînements, on n'arrivait pas à suivre en classe. » Yanis Youcef, devenu professionnel et bachelier grâce à l'Academy, rend hommage à une directrice d'école qui l'a soutenu : « Elle m'appelait pour m'engueuler quand je ratais les cours, et grâce à elle, j'ai eu mon bac. »

Rituels d'intégration et moments de franche rigolade

Steve Pinau, formé de 2000 à 2008, se rappelle des « chasses à l'homme » pour les nouveaux joueurs. Sébastien Squillaci, finaliste de la Ligue des champions en 2004, confie des farces en classe : « On s'est enfermé dans la salle pour ne pas laisser entrer le prof. Il ne faut pas que mon fils lise ça ! » Philippe Christanval évoque l'humour de Thierry Henry : « C'était le plus gros déconneur, mais un compétiteur sur le terrain. »

Des amitiés qui résistent au temps

Valère Germain, chouchou du public, résume l'esprit de l'Academy : « C'étaient des fous rires au quotidien, une seconde famille. Même après 15-20 ans sans se voir, on a l'impression de s'être quitté hier. » Cette célébration a souligné l'importance de l'Academy dans l'identité du club, un réservoir d'histoires et de fierté pour Monaco.

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