L'AS Cannes contre-attaque après l'incident de Nîmes
Le directeur général de l'AS Cannes, Antoine Gobin, a annoncé saisir la Fédération française de football (FFF) après que ses supporters ont été empêchés d'assister au match contre Nîmes Olympique. « Nous avons porté réserve auprès de la FFF », a-t-il déclaré, estimant que la loi n'a pas été respectée.
Une journée cauchemardesque pour les supporters
Jeudi 23 avril, la préfecture du Gard a publié un arrêté interdisant le déplacement des supporters cannois. En réponse, Nîmes Olympique a vendu à ses propres supporters les places réservées aux visiteurs. Vendredi, le tribunal administratif a annulé cet arrêté. Mais samedi matin, un nouveau document préfectoral exigeait que les Cannois soient munis de billets, censés leur être remis sur place le jour du match.
Malgré un courrier de la FFF demandant à Nîmes de fournir les billets, le club gardois a refusé. « J'avais prévenu nos supporters qu'il existait un risque, mais je pensais que Nîmes respecterait la loi », a déploré Antoine Gobin. La loi oblige les clubs à allouer 5 % de leurs places aux visiteurs.
Un précédent inquiétant
Le directeur général craint que cette affaire crée un précédent. « Le risque est qu'un club préfère payer une amende plutôt que de recevoir des supporters adverses. Il faut une réponse ferme et dissuasive. » Nîmes Olympique, contacté, n'a pas fait de déclaration supplémentaire, renvoyant à un communiqué indiquant que la vente des places avait eu lieu dans le respect des règlements, sans tenir compte du jugement du tribunal administratif ni du courrier de la FFF.
L'affaire est désormais entre les mains de la FFF, qui devra trancher sur d'éventuelles sanctions.



