Argentine : tirage favorable ou dépendance à Messi ?
Argentine : tirage favorable ou dépendance à Messi ?

L'Argentine, championne du monde en titre, a hérité d'un tableau particulièrement clément pour la Coupe du monde 2026. Après une phase de poules maîtrisée, l'Albiceleste affrontera le Cap-Vert en 16e de finale, puis le vainqueur du match entre l'Égypte et l'Australie en 8e de finale. Un parcours qui fait débat au sein de la rédaction des sports.

Un parcours royal pour l'Argentine ?

Pour Pierre-Mickaël Ayi, ce tirage est une véritable aubaine. "Une voie royale, ce n'est pas une garantie de titre. Mais si une équipe peut remercier le tableau, c'est bien l'Argentine", estime-t-il. Le parcours potentiel : Cap-Vert en 16es, Australie ou Égypte en 8es, puis un quart de finale face à la Colombie, au Ghana, à la Suisse ou à l'Algérie. "L'Albiceleste a hérité d'un parcours qui ressemble davantage à une départementale qu'à l'autoroute des enfers", ajoute-t-il. Même la demi-finale ne promettrait "que" le Brésil ou l'Angleterre, tandis que les Bleus doivent composer avec un tableau bien plus relevé : Suède, Allemagne, Pays-Bas ou Maroc, puis Espagne.

Selon Ayi, l'Argentine excelle dans l'art de profiter d'un tableau favorable. "Un but, un verrou défensif, une erreur adverse exploitée et la mission est accomplie", décrit-il. Championne du monde en titre, l'Albiceleste ne s'affole pas quand le scénario se complique. "Dans les grands tournois, il y a aussi cette part de réussite qui accompagne souvent les équipes habituées à gagner. Les Argentins savent provoquer les rebonds, les faits de jeu, le petit détail qui fait basculer un Mondial", conclut-il.

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Une dépendance inquiétante à Messi

Léon Riva, lui, n'est pas de cet avis. Il pointe une dépendance excessive à Lionel Messi. "En phase de poule, les Argentins ont réussi à coller huit buts à leurs adversaires. Un sur penalty, signé Lautaro Martinez, un autre sur coup franc, déposé en lucarne par Giovani Lo Celso, et six par le soulier de leur magicien et octuple Ballon d'or, Lionel Messi", rapporte-t-il. "Loin de nous l'idée de parler d'un 'Messi Effect', nous préférerons ici parler d'une 'Messi dépendance'."

Riva compare l'Argentine au Portugal, où Cristiano Ronaldo est perçu comme un frein. "Véritable anti-Portugal, une sélection où personne n'arrive vraiment à dire à Cristiano Ronaldo qu'il est temps d'arrêter de saboter sa propre équipe, l'Argentine a choisi de faire reposer l'entièreté de ses chances de victoire sur le petit homme au grand talent", explique-t-il. Mais jusqu'à quand cela marchera ? "Les plus fidèles fans de la Pulga vous diront jusqu'en demie au moins, tant, pour eux, leur idole devrait à elle seule pouvoir disposer aisément du Cap-Vert, de l'Australie ou de l'Egypte puis de l'Algérie, de la Suisse, de la Colombie ou du Ghana."

Riva s'interroge : "Mais s'il se blesse, mais s'il redevient humain, mais si l'art d'un seul homme ne suffit plus à mettre en déroute la rage de vaincre d'une sélection tout entière salivant à l'idée de faire tomber une légende, qu'adviendra-t-il de ce tirage 'facile' ?" Pour lui, la réponse est claire : non, l'Argentine ne peut pas compter uniquement sur son tirage pour aller au bout.

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