Boulazac s'est incliné à domicile face à Cholet (66-77), samedi 2 mai, au terme d'un match très intense. L'entraîneur Alexandre Ménard a souligné la pression subie : « Ils nous ont beaucoup usés, on perd trois quart-temps sur quatre quand même. À la fin, on a pêché dans les ressources. On a senti qu'on était sur les jantes. On n'a pas pu faire les rotations comme on aurait voulu, pour ne pas trop entamer les joueurs. Et donc on a été en difficulté pour avoir de la discipline. On a subi leur pression pendant quarante minutes. Cela montre aussi nos limites et il ne faut pas s'offusquer de ça. Cholet a joué la Coupe d'Europe, ils ont leur style de jeu. Nous avons une forme de résilience, ce sont les valeurs du club. Petit poucet ou pas, on s'en fout. »
L'intérieur Cyrille Eliezer-Vanerot a regretté les erreurs offensives : « On n'était pas loin. On est resté au coude à coude avec Cholet qui a été très intense. ça aurait pu basculer en notre faveur. On a fait des erreurs mais d'un point de vue intensité et combat, on n'a rien lâché. C'est notre équipe depuis le début de saison. On a manqué de discipline en attaque, ils ont pu récupérer des ballons. Si on joue sur le rythme de Cholet, avec les rotations, sur ce rythme-là… C'est sûr qu'on l'a payé un peu cash sur les rotations. Je pense qu'on a fait un bon match. On est fatigué, mais plus à cause de la frustration que de la défaite. Dans la course au play-in, on n'est pas mort. »
Du côté de Cholet, l'arrière Gérald Ayayi a expliqué la stratégie gagnante : « Si, en fin de match, j'ai cette fraîcheur, cette énergie, c'est qu'on a tous géré. C'est notre jeu d'arriver dans les dernières minutes avec de la fraîcheur, d'épuiser les adversaires. Au début, Boulazac nous tape, et petit à petit, on a répondu. Quand on était cinq sur la même intensité, ça a tourné. Sur la fin du premier quart-temps, on les voit un peu tirer la langue. On a confiance dans notre système de rotations régulières. »
L'entraîneur Fabrice Lefrançois a salué la solidité mentale de son équipe : « Au départ, on s'est fait marcher dessus, ils ont eu du rebond offensif, de l'adresse. On n'était pas aligné mais j'ai aimé la solidité mentale pour rester dans les clous, revenir. On gagne en faisant un vrai match solide, dans l'abnégation. On a eu ce sentiment à cinq, six minutes de la fin qu'ils étaient lessivés. C'est très difficile de gagner ici, les Boulazacois restaient sur une grosse série. »



