Montagne's Eleven
Un vieux mot de la langue française, érigé au XIXe siècle, désignait les cambrioleurs comme des « monte-en-l’air » : prosaïquement, des gugusses qui grimpent aux immeubles pour commettre des vols par effraction. Dans les Pyrénées, la définition colle tout particulièrement à l’équipe qui s’est emparée, récemment, de la croix qui trônait tout en haut du pic d’Aneto, le point culminant de la chaîne. Deux questions, majeures, s’imposent dès lors à l’esprit, à commencer par : comment ? Car oui, comment diable s’y est-on pris pour s’emparer d’une telle masse pierreuse ? Certainement pas en hélico, car le vol aurait forcément été détecté, menant droit aux aigrefins. Par la voie terrestre alors ? En découpant la pierre préalablement, à l’aide d’un diamant ? Et puis, il y a aussi le « pourquoi ». A-t-on affaire à de dangereux anticléricaux ? L’équipe a-t-elle été recrutée par un collectionneur d’objets insolites et imposants ? Non, la meilleure explication reste celle d’un besoin d’exotisme de notre voleur (ou voleuse !) de U, qui s’exerce en altitude avant de frapper un gros coup à Pa (u). Duverdier
Du caviar, mais pour tous
Dans un post sur son compte Facebook, depuis effacé, l’ancien maire de Salies hurle au mensonge. Alors que la nouvelle majorité a voté le 15 avril, les indemnités des élus avec une majoration de 50 % de l’enveloppe globale, justifiée par le caractère touristique de la cité, Thierry Cabanne dénonce une hausse de 86 % de celle-ci. « La gauche caviar se sert », déplore l’ancien édile. Vrai et faux. Vrai car il y a bien une hausse au-delà de 50 % des enveloppes entre 2020 et 2026, mais il n’y a pas mensonge car les 50 % décrits par Frédéricq Domercq ne concernent pas l’augmentation de l’enveloppe de 2020, mais la majoration légale du total des indemnités des élus. Durant son mandat, la majorité de Thierry Cabanne a touché, chaque année, une enveloppe de 95 692,56 €, selon l’ancien maire, et 91 711,68 €, selon la délibération de juillet 2020. Et l’enveloppe votée récemment affiche un total de 117 544,92 x 50 % de majoration autorisée soit 176 317,38 €, soit une hausse de 92,25 % sur le précédent mandat. Reste qu’il convient de comparer ce qui est comparable. L’enveloppe 2020 n’était distribuée qu’au maire, Thierry Cabanne (24 503,04 €/an) et ses huit adjoints (67 208,64 €/an). Frédéric Domercq a choisi de réduire son indemnité annuelle à 19 237,20 € et celle de ses adjoints à 58 698,36 €. En revanche, les treize conseillers municipaux délégués seront désormais indemnisés pour leur travail. La plupart à hauteur de 217,86 euros par mois, deux avec 452,16 euros.
Scoops à la pelle
C’est l’histoire d’un sexagénaire, d’origine italienne, résidant à Monléon-Magnoac, dans les Hautes-Pyrénées. Un bonhomme volubile, qui, selon ses dires, aurait une palanquée de scoops à mettre au jour. Plutôt que de les raconter à la presse, Filippo Stoppele préfère en faire des bouquins. Sa cousine a, par exemple, capturé Mussolini en 1945, mais il a aussi participé à la production du titre « Toi, la musique et moi » de Catherine Ferry, qui a concouru pour Monaco à « L’Eurovision » 1976. On pourrait facilement penser que Filippo nous joue du pipeau, mais il n’en est rien. Cet ancien musicien, maintenant à la retraite, a d’ores et déjà publié un ouvrage qui relate l’histoire de sa cousine résistante. En 2026, il compte en sortir un deuxième, dédié aux insides de « L’Eurovision ». De quoi faire baver les plus avides d’exclusivités. Gardez cela pour vous, mais on pourrait y apprendre quelques secrets, sur une vedette locale. Un certain Monsieur Balavoine…
La ruée vers le cuivre
Avec la hausse actuelle du coût des matériaux, des métaux en particulier, la période est, hélas, propice aux pillages en tous genres. C’est ce qu’ont subi plus d’une dizaine d’agriculteurs du nord-est de Pau ces dernières semaines : leurs matériels d’irrigation ont été dépouillés des câbles de cuivre qui alimentent les moteurs. L’un des exploitants a même été de nouveau saboté, juste après avoir réparé ses installations ! La gendarmerie lance donc un appel à la vigilance, et invite tout témoin de mouvements nocturnes suspects dans les champs à donner l’alerte. Caméras, alarmes, etc. : les exploitants s’organisent pour tenter de dissuader les pilleurs de revenir. La campagne est un nouveau Far West : c’est la ruée vers… le cuivre.



