À quelques jours du baccalauréat, une nouvelle tendance émerge parmi les lycéens : réviser sur les réseaux sociaux, notamment TikTok et Instagram. Pour beaucoup, ces plateformes deviennent une source d'aide précieuse, voire la seule disponible. « C'est la seule aide disponible les derniers jours avant l'examen », confie Léa, 17 ans, en pleine révision sur son téléphone.
Une pratique massive chez les jeunes
Selon une étude récente, près de 70 % des lycéens utilisent TikTok ou Instagram pour préparer le bac. Les vidéos courtes, souvent ludiques, permettent de revoir des notions clés en quelques minutes. Des comptes spécialisés, animés par des professeurs ou des étudiants, proposent des fiches de révision, des astuces mnémotechniques et des exercices corrigés. « Je trouve ça plus motivant que de lire un cours », explique Thomas, 18 ans, qui suit régulièrement le compte d'un professeur d'histoire-géographie.
Des contenus variés mais pas toujours fiables
Si certains contenus sont de qualité, d'autres peuvent être erronés ou trop simplifiés. Les experts alertent sur le risque de désinformation. « Il faut vérifier les sources et ne pas se fier à n'importe quelle vidéo », rappelle Marie Dupont, inspectrice de l'Éducation nationale. Elle conseille de privilégier les comptes certifiés ou recommandés par les enseignants.
L'engouement pour les formats courts
Le format court des vidéos, typique de TikTok, séduit par sa capacité à synthétiser l'information. Les lycéens y voient un moyen de réviser efficacement, surtout pour les matières comme les mathématiques ou les langues. « En une minute, tu peux comprendre une formule ou un point de grammaire », assure Sarah, 17 ans. Les hashtags comme #bac2026 ou #révisionsbac cumulent des millions de vues.
Un complément aux révisions traditionnelles
Pour la plupart des élèves, ces vidéos ne remplacent pas les cours mais les complètent. « C'est un outil de plus, pas une solution miracle », nuance Julien, professeur de sciences économiques et sociales. Il encourage ses élèves à utiliser ces ressources avec discernement. Certains établissements organisent même des ateliers pour apprendre à trier les informations.
Les limites de la méthode
Malgré son succès, cette méthode a ses détracteurs. Les enseignants pointent du doigt le manque d'interaction et la difficulté à approfondir les sujets. « Les vidéos ne remplacent pas un cours structuré », insiste Pierre Martin, principal d'un lycée parisien. De plus, l'utilisation intensive des écrans peut nuire à la concentration et au sommeil, facteurs clés pour la réussite aux examens.
Une évolution des pratiques pédagogiques
Cette tendance reflète une évolution plus large des méthodes d'apprentissage. Les réseaux sociaux s'imposent comme des vecteurs d'information incontournables pour la génération Z. « Il faut s'adapter à ces nouveaux usages, tout en veillant à la qualité des contenus », estime le ministère de l'Éducation nationale, qui travaille sur des partenariats avec des créateurs de contenu éducatif.
En attendant, les lycéens continuent de scroller entre deux révisions, espérant que ces astuces numériques les aideront à décrocher le précieux sésame. Pour beaucoup, c'est une course contre la montre, où chaque vidéo compte.



