Au bureau, l'invasion des sosies ratés : « Il a pris cher, Brad Pitt »
Au bureau, l'invasion des sosies ratés

Dans les open spaces des entreprises françaises, un phénomène inattendu prend de l'ampleur : l'invasion des sosies ratés. Ces employés, affublés malgré eux d'une ressemblance plus ou moins lointaine avec une célébrité, doivent composer avec les regards et les moqueries de leurs collègues.

Un phénomène qui s'intensifie

Selon une étude récente, près d'un employé sur dix aurait déjà été comparé à une personnalité publique. Les stars les plus citées ? Brad Pitt, George Clooney, ou encore Marion Cotillard. Mais attention, il ne s'agit pas de sosies parfaits, mais plutôt de « sosies ratés », comme le dit Sophie, 34 ans, chargée de communication : « On me dit souvent que je ressemble à Marion Cotillard, mais en moins bien. C'est flatteur au début, mais à la longue, ça lasse. »

Un quotidien parfois difficile

Pour certains, cette ressemblance devient une source de stress. Julien, 28 ans, commercial, confie : « Depuis qu'un collègue a dit que je ressemblais à Brad Pitt, je suis devenu la cible de blagues. On m'appelle Brad, on me demande des autographes... C'est drôle une fois, mais pas tous les jours. »

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Les managers aussi doivent gérer cette situation. « Il faut veiller à ce que cela ne nuise pas à la cohésion d'équipe », explique Caroline, RH dans une grande entreprise. « Nous rappelons régulièrement les règles de respect et de bienveillance. »

Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette tendance. Les photos de profil, les stories Instagram ou les visioconférences sont autant d'occasions de faire des comparaisons. « Avec la généralisation du télétravail, les visages sont plus exposés, et les ressemblances plus remarquées », analyse un sociologue spécialiste des nouvelles technologies.

Quand la ressemblance devient un atout

Certains parviennent à tirer profit de cette situation. Marc, 45 ans, commercial, a transformé son look de « mini-Clooney » en argument de vente. « Je plaisante avec mes clients, ça détend l'atmosphère. Mais je reste professionnel. »

D'autres, comme Léa, 29 ans, ont choisi de changer de style pour éviter les comparaisons : « J'ai coupé mes cheveux courts et changé de lunettes. Maintenant, on me compare à personne, c'est un soulagement. »

Un avenir incertain pour les sosies

Le phénomène pourrait s'accentuer avec l'essor des avatars et de l'intelligence artificielle. « Dans un monde où les visages sont de plus en plus modifiés numériquement, la notion de sosie pourrait évoluer », prédit un expert en tendances sociales.

En attendant, les « sosies ratés » continuent de faire rire leurs collègues, parfois à leurs dépens. Mais comme le dit Sophie : « Au final, c'est une anecdote de plus dans la vie de bureau. Et puis, ça pourrait être pire : on pourrait ressembler à un politicien impopulaire ! »

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