Une trentaine d'adultes en situation de handicap mental, résidants du foyer de vie de Méaulx à Seillans (Var), ont accompli une traversée de 400 mètres à la nage dans le lac de Sainte-Croix, près de Draguignan. L'événement, organisé le 23 juin 2026, a mobilisé éducateurs, maîtres-nageurs, plongeurs et bénévoles pour un défi humain et sportif.
Un projet né de la confiance et de l'amitié
Sébastien Prebiski, éducateur sportif au foyer, explique : « Dans un premier temps, le challenge était de leur apprendre à nager sur de longues distances en piscine. Nous avions même un de nos résidants, Anthony, qui ne savait pas du tout nager il y a quelques semaines. Aujourd'hui, il a effectué cette traversée. » Les entraînements ont débuté en avril 2026. « Au cours de ces rencontres, des liens très forts se sont tissés entre nous – les adultes résidants et tous les bénévoles qui aident à les faire évoluer (maîtres-nageurs, moniteurs de plongée, certains parents et associations). Nous nous efforçons de leur faire vivre des expériences sportives. »
Un défi collectif pour la cohésion
« Au fil du temps et des amitiés nouées, nous avons décidé de faire un projet commun qui donnerait de la cohésion et de la confiance à ce groupe d'adultes porteurs de handicap », indique l'éducateur. Ainsi est née l'idée de cette traversée à la nage sur 400 mètres en eau libre, entre les plages des Salles-sur-Verdon et les berges de l'île de Costebelle. « C'est avant tout une expérience humaine. »
Le projet a séduit la mairie des Salles-sur-Verdon et les dirigeants de la base nautique, qui ont mis à disposition leurs installations, matériels et personnels pour une matinée. Les résidants, accompagnés de leur moniteur de sport, des maîtres-nageurs, des professeurs de plongée du Club sportif et artistique de Draguignan (CSA), des encadrants et des parents bénévoles, se sont mis à l'eau pour relever le défi.
Sécurité maximale et solidarité
Les accompagnants étaient sur des paddles, des canoës ou des kayaks, généralement deux pour un nageur, à proximité immédiate. L'accent avait été mis en priorité sur la sécurité des participants. « Ce n'est pas une course, le but est d'arriver à effectuer la traversée, peu importe le temps, les participants doivent se dire : je l'ai fait ! », explique Sébastien Prebiski.
Équipés de leurs seuls maillots de bain et d'une dose de bonne humeur, les résidants se sont élancés, encadrés par au moins deux accompagnateurs par nageur, assurant une sécurité maximale avec paddles, canoës, kayaks et un canot à moteur. Tous les participants sont arrivés à destination. « Leur joie et leur bonheur sont notre récompense », conclut l'éducateur, ému par l'exploit réalisé.



