Antibes mobilisée contre les survols nocturnes : une pétition pour dénoncer une situation alarmante
Le Comité de lutte contre le survol d'Antibes (Clusa) a lancé une nouvelle pétition pour interpeller les autorités sur la multiplication des atterrissages nocturnes à l'aéroport de Nice. Cette initiative cible spécifiquement les nuisances sonores pendant la nuit, une problématique que l'Organisation mondiale de la santé reconnaît comme un danger avéré pour la santé publique.
Un cri d'alarme face à des nuisances croissantes
« Cette situation est anormale et elle s'aggrave », dénonce le texte de la pétition qui a déjà recueilli près de 300 signatures en quelques jours seulement. Les habitants des zones concernées – Cannes, Golfe-Juan et Antibes Juan-les-Pins – subissent régulièrement des réveils en sursaut au milieu de la nuit, des enfants perturbés et une fatigue accumulée.
Philippe Juvin, co-président du Clusa, explique : « On a voulu faire quelque chose de plus cadré sur les vols de nuit, qui sont vraiment très gênants ». Contrairement à une précédente pétition plus générale, cette nouvelle action se concentre exclusivement sur les survols nocturnes.
Des chiffres qui inquiètent
Les données présentées par le comité sont éloquentes : en 2025, près d'un tiers des atterrissages entre 23h30 et 6h du matin sont passés au-dessus des zones habitées. La situation serait encore plus critique entre 22h et 7h, avec de plus en plus de vols programmés la nuit.
Le texte de la pétition martèle : « Dormir est un droit » et exige deux mesures concrètes :
- La fin des survols nocturnes passant au-dessus des zones habitées
- Une réduction drastique des vols de nuit dans leur ensemble
Des solutions existent mais ne sont pas appliquées
Le Clusa rappelle que des alternatives sont possibles. Plusieurs aéroports français – Orly, Nantes, Toulouse et Bordeaux – ont déjà mis en place des restrictions concernant les vols nocturnes. Nice dispose par ailleurs d'un atout unique : une approche par la mer qui permettrait d'épargner les zones habitées.
« Alors pourquoi pas ici ? », interroge la pétition qui vise directement le ministre des Transports, Philippe Tabarot, et le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux. Les pétitionnaires espèrent que cette mobilisation citoyenne permettra d'obtenir des changements concrets dans la gestion du trafic aérien nocturne.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de sensibilisation aux impacts sanitaires des nuisances sonores, particulièrement durant les heures de repos. Avec près de 300 signatures recueillies en seulement quelques jours, la mobilisation témoigne d'une préoccupation croissante des habitants face à cette problématique environnementale et sanitaire.



