À l’approche de la Semaine européenne de la vaccination, prévue du 27 avril au 3 mai 2026, les autorités sanitaires françaises rappellent l’urgence d’améliorer la couverture vaccinale des adolescents et des jeunes adultes contre les infections à méningocoques et les papillomavirus humains (HPV).
Des progrès chez les nourrissons, mais des lacunes chez les adolescents
En 2025, près de neuf nourrissons sur dix (88,2 %) avaient reçu à huit mois une première dose de vaccin contre les infections invasives à méningocoques ACWY, une vaccination devenue obligatoire cette même année après une augmentation des cas. Par ailleurs, plus de neuf sur dix (96,8 %) avaient reçu une première injection contre le méningocoque B, selon un bilan de Santé publique France (SpF) publié lundi.
Cependant, chez les adolescents et jeunes adultes, les taux de couverture vaccinale contre les méningocoques restent insuffisants. Ainsi, seuls 17,1 % des 11 à 14 ans et 10 % des adolescents de 15 ans étaient vaccinés contre les méningocoques ACWY en 2025. Ce taux chute à 7,9 % pour la tranche des 15-24 ans.
Des campagnes de vaccination élargies
Depuis septembre 2025, les collégiens peuvent être vaccinés contre les méningocoques ACWY dans le cadre de la campagne contre les infections à HPV, proposée gratuitement aux élèves de 5e et 4e dans tous les établissements publics et les collèges privés sous contrat volontaires. La vaccination contre le papillomavirus, toujours prioritairement recommandée entre 11 et 14 ans, a été élargie aux jeunes hommes et femmes jusqu’à 26 ans, avec une prise en charge à 65 % par l’Assurance maladie, ainsi qu’aux jeunes en situation de handicap accueillis en établissements médico-sociaux.
Une progression encourageante pour la vaccination anti-HPV
En 2025, 61,6 % des jeunes filles de 15 ans avaient reçu une première dose de vaccin anti-HPV, contre 58,4 % en 2024. Chez les garçons, la proportion atteignait 46 %, contre 36,9 % un an plus tôt, selon Santé publique France. En revanche, seuls 35 % des filles et 27 % des garçons nés en 2012 avaient reçu deux doses, un chiffre encore éloigné de l’objectif de 80 % fixé à l’horizon 2030 pour éradiquer les cancers liés aux infections HPV.
La rougeole : une vigilance maintenue
Concernant la rougeole, qui circule à nouveau en France depuis 2024, l’objectif de couverture vaccinale de 95 % pour deux doses n’est pas atteint. Selon les derniers chiffres, 95,5 % des enfants âgés de 24 mois ont reçu une première dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), soit une hausse de 4,6 points depuis 2018. Toutefois, Santé publique France insiste sur la nécessité d’atteindre 95 % pour une vaccination complète avec deux doses, afin de prévenir les formes graves ou mortelles chez les personnes vulnérables, comme les nouveau-nés, les personnes sous traitement anti-cancéreux ou les patients greffés.



