Un rassemblement syndical à Paris contre les morts au travail
Ce mardi 28 avril 2026, à l'occasion de la Journée internationale de commémoration des travailleurs morts et blessés au travail, les syndicats ont organisé un rassemblement place de la République à Paris. Ils dénoncent une véritable hécatombe en France, avec près de 600 décès enregistrés chaque année sur les lieux de travail, un chiffre qui stagne depuis des années.
Des chiffres alarmants
Selon les données de la Sécurité sociale, en 2025, 598 personnes ont perdu la vie dans le cadre de leur activité professionnelle, soit une légère augmentation par rapport à l'année précédente. Les secteurs les plus touchés sont le BTP, l'agriculture et le transport. Les syndicats soulignent que derrière ces chiffres se cachent des drames humains et des familles brisées.
Des revendications syndicales
Les organisations syndicales réclament un plan d'urgence pour la prévention des risques professionnels, avec davantage de moyens pour les inspecteurs du travail et des sanctions plus lourdes pour les employeurs négligents. Ils demandent également la création d'un observatoire indépendant des morts au travail. « Il y a une hécatombe en France, et cela doit cesser », a déclaré le secrétaire général de la CGT lors du rassemblement.
Un hommage aux victimes
Les participants ont observé une minute de silence en mémoire des victimes. Des banderoles portant les noms des travailleurs décédés ont été déployées. Le rassemblement s'est déroulé dans le calme, sous la surveillance discrète des forces de l'ordre. Les syndicats appellent à une journée de grève et de manifestations le 1er mai prochain pour maintenir la pression sur le gouvernement.
Réactions politiques
Le ministre du Travail a réagi en annonçant la mise en place prochaine d'une mission parlementaire sur la prévention des risques professionnels. Les syndicats restent sceptiques et estiment que les mesures annoncées sont insuffisantes face à l'ampleur du problème. « Les paroles ne suffisent plus, il faut des actes concrets », a affirmé un représentant de FO.



