Cas mortel de rage en Occitanie : le point avec un infectiologue
Rage en Occitanie : l'analyse d'un infectiologue

Le 25 septembre 2025, un homme âgé d'une trentaine d'années est décédé de la rage à l'hôpital de Perpignan, en Occitanie. Ce cas mortel, rare chez l'humain, a suscité des interrogations sur les modes de contamination, les symptômes et les risques de transmission. Le professeur émérite en infectiologie Jacques Reynes, du CHU de Montpellier, fait le point sur cette maladie virale.

Une contamination probablement contractée à l'étranger

Selon le professeur Reynes, il est peu vraisemblable que l'homme ait été contaminé sur le territoire français. Une infection lors d'un voyage est plus probable, notamment au Maghreb, une zone à risques. Le temps d'incubation de la rage est variable et peut atteindre plusieurs mois, ce qui rend difficile l'identification du lieu exact de contamination.

Symptômes neurologiques caractéristiques

La rage se manifeste principalement par des symptômes neurologiques, dont une hypersalivation évocatrice, mais pas toujours présente. Le tableau clinique se détériore rapidement en quelques jours. L'hydrophobie, ou peur de l'eau, est un signe classique de la maladie.

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Transmission interhumaine quasi nulle

Les personnels soignants ayant été en contact avec le patient ont été vaccinés par précaution. Le professeur Reynes précise que le risque de transmission entre êtres humains est quasiment nul. Pour qu'une contamination se produise, il faudrait une projection de salive sur une peau lésée ou un contact avec une muqueuse. Les rares cas documentés concernent des circonstances extrêmement particulières, comme des greffes de cornées, désormais mieux contrôlées.

Vaccination non systématique en France

En France, la vaccination antirabique n'est plus systématique. Elle est réservée à certaines professions à risque, comme les vétérinaires ou les personnels de parcs animaliers, ainsi qu'aux personnes exposées à l'étranger ou mordues par des chauves-souris, seules espèces vectrices sur le territoire. Les renards ne sont plus considérés comme porteurs de la rage en France, grâce à des programmes de vaccination orale qui ont réduit significativement les réservoirs animaux.

Un protocole vaccinal lourd mais bien toléré

La vaccination antirabique est bien tolérée, mais elle nécessite plusieurs injections. Le protocole est plus lourd en cas de post-exposition grave. Le professeur Reynes rappelle que le danger vient principalement des voyages dans des zones endémiques ou du contact avec des animaux importés.

Ce cas rare rappelle l'importance de la vigilance lors de séjours à l'étranger et de la prévention auprès des voyageurs se rendant dans des zones à risque.

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