Pénurie de médecins : l'hôpital de La Seyne réorganise sa psychiatrie
Pénurie de médecins : l'hôpital de La Seyne s'adapte

Confronté à une pénurie de médecins, l’hôpital de La Seyne est obligé d’adapter une partie de son organisation. Suite au départ de deux praticiens sur quatre, le Centre hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne (CHITS) annonce réorganiser « provisoirement » son offre de psychiatrie pour « maintenir les capacités d’hospitalisation sur le territoire ».

Une situation alarmante depuis mars

Depuis mars dernier, les personnels de l’hôpital George-Sand, à La Seyne, tirent la sonnette d’alarme, dénonçant l’avenir incertain du secteur psychiatrique de l’établissement. En cause : une pénurie de médecins qui fragilise le suivi et la sécurité des patients, comme des soignants.

Face à cette situation, la direction du CHITS annonce qu’elle va « adapter provisoirement l’organisation de son pôle de psychiatrie adultes à compter du 15 juin 2026 ». Cette évolution fait suite au départ de deux praticiens hospitaliers sur les quatre exerçant sur le site de l’hôpital George-Sand.

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Garantir la continuité des soins

« Dans un contexte de tension médicale, indique le CHITS, l’établissement qui rencontre de grandes difficultés de recrutement, doit adapter temporairement son organisation afin de garantir la continuité des prises en charge et maintenir des conditions d’exercice médical sécurisées ». Il s’agit aussi de « préserver les capacités d’hospitalisation […], et d’ajuster les moyens humains aux besoins de l’activité ».

Les ajustements concernent surtout les unités de soins sans consentement de Toulon et de La Seyne. À George-Sand, la capacité de l’Unité de psychiatrie sans consentement (UPSI) Verlaine va passer de 10 lits à 7 lits, tandis qu’à l’hôpital Sainte-Musse (Toulon), la capacité de l’Unité intersectorielle d’hospitalisation en soins sans consentement passera de 15 à 18 lits.

Redéploiement des ressources et recrutements

Cette évolution, ajoute le CHITS, s’accompagne d’un « redéploiement des ressources soignantes » (6 infirmières de La Seyne à Sainte Musse) et de renforts médicaux (recrutement de 4 praticiens en formation : 2 à Toulon et 2 à La Seyne, et recours à l’intérim) « afin de garantir des conditions de prise en charge adaptées aux besoins des patients ».

Une mobilisation forte pour recruter

Pour renforcer durablement son attractivité médicale, et faciliter l’accueil d’internes, le CHITS annonce aussi la création d’une « fédération médicale regroupant une unité de l’hôpital Sainte Musse et les deux unités seynoises sous la responsabilité d’un professeur associé de territoire ». Et face aux difficultés de recrutement en psychiatrie, l’hôpital dit poursuivre « activement ses démarches afin de renforcer durablement ses effectifs médicaux ».

L’organisation provisoire mise en place sera réévaluée « dès que les recrutements permettront un retour à une organisation pérenne ».

Un mouvement de grève annoncé

Pour mémoire, Force ouvrière, le syndicat majoritaire au sein de l’établissement, annonce l’organisation d’un mouvement de grève jeudi 18 juin 2026 afin de dénoncer la dégradation des conditions de travail.

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