Une molécule révolutionnaire découverte à Montpellier s'attaque aux cancers
Molécule anti-cancer découverte à Montpellier

Une molécule découverte à Montpellier pourrait révolutionner le traitement de certains cancers. Vincent Guerlavais, ancien étudiant de la faculté de Montpellier, travaille aujourd'hui à Boston pour la société Aileron Therapeutics. Il a participé à la mise au point de la macémoréline, une molécule qui s'attaque aux tumeurs.

Une découverte prometteuse

La molécule, nommée ALRN-6924, appartient à une nouvelle classe de médicaments appelée stapled peptides. Ces peptides hélicoïdaux agrafés offrent un large potentiel thérapeutique contre les maladies cancéreuses, auto-immunes, inflammatoires, infectieuses et métaboliques. Les premiers essais cliniques de phase 1, menés sur des patients en phase terminale, ont montré des résultats encourageants : deux patients sur quatre-vingts traités n'ont plus de cancer depuis plus d'un an.

Un espoir pour de nombreux patients

Si les prochaines phases d'essais cliniques, qui débutent avec un financement de 60 millions de dollars, confirment l'efficacité de la molécule, elle pourrait être commercialisée d'ici deux à cinq ans pour certains cancers, notamment les leucémies, les lymphomes, les cancers du sein et les mélanomes. Selon Vincent Guerlavais, 50 % des personnes atteintes d'un cancer pourraient répondre positivement à ce traitement, à condition que la protéine p53, un anti-oncogène, soit fonctionnelle chez le patient.

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Un parcours entre Montpellier et Boston

Vincent Guerlavais a choisi de poursuivre sa carrière aux États-Unis, attiré par l'application industrielle de la recherche scientifique et les opportunités d'emploi dans l'industrie pharmaceutique. Il revient en France tous les deux ans pour voir sa famille, installée entre Perpignan et Montpellier. Même s'il envisage de rester aux États-Unis pour mener à terme ses recherches, il n'exclut pas un retour définitif un jour.

Cette découverte illustre le potentiel de la recherche française, malgré les difficultés de financement. Les investisseurs, dont Novartis et Roche, ont déjà dépensé plus de 130 millions de dollars sans retour sur investissement à ce jour, mais les résultats prometteurs laissent entrevoir une avancée majeure dans la lutte contre le cancer.

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