Harcèlement judiciaire contre des médecins pro-vaccins par des groupes antivax
Médecins pro-vaccins harcelés par des plaintes d'antivax

Des médecins pro-vaccins ciblés par des plaintes répétées de groupes antivax

Karine Lacombe, Gilbert Deray, André Grimaldi, Bruno Mégarbane et Jérôme Marty... Ces noms sont désormais familiers du grand public, non seulement pour leur expertise médicale, mais aussi pour les batailles judiciaires qu'ils doivent affronter. Ces derniers jours, plusieurs de ces professionnels de santé ont été convoqués devant les chambres disciplinaires de l'Ordre des médecins, suite à des plaintes déposées par le syndicat liberté santé.

Une petite structure à l'origine des plaintes

Le syndicat liberté santé, une organisation modeste qui s'était farouchement opposée aux mesures sanitaires et aux vaccins pendant la pandémie de Covid-19, est à l'origine de ces procédures. Pour ces soignants, ces convocations sont presque devenues une routine. "À un moment donné, j'avais jusqu'à 15 procédures en même temps, soit devant le Conseil de l'Ordre, soit au pénal pour diffamation", confie le Dr Jérôme Marty, président de l'UFML-S (union française pour une médecine libre – syndicat).

Des cas emblématiques de harcèlement

Karine Lacombe, infectiologue reconnue, a déjà été attaquée en diffamation par Didier Raoult et par plusieurs associations antivax devant le conseil de l'ordre. Elle exprime son exaspération face à ce qu'elle qualifie de harcèlement pur et simple. "C'est du harcèlement : les plaignants ne viennent pas en conciliation, ils font systématiquement appel... Et surtout, chaque plainte donne lieu à des conférences de presse et à des collectes de fonds : on utilise notre notoriété pour récupérer de l'argent", dénonce-t-elle avec véhémence.

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Une stratégie de communication et de financement

Les médecins visés soulignent que ces plaintes ne semblent pas avoir pour seul objectif de les sanctionner professionnellement. Elles serviraient également de leviers pour des campagnes de communication et des appels aux dons. En exploitant la notoriété de ces professionnels, les plaignants chercheraient à mobiliser des soutiens et des ressources financières.

Une situation qui perdure

À ce jour, plusieurs autres médecins ou lanceurs d'alerte, qu'ils soient défenseurs de la vaccination ou opposés aux thèses du Pr Raoult, continuent de devoir faire face à de tels procès. Ces procédures, souvent longues et coûteuses, pèsent sur leur pratique et leur moral. La persistance de ces attaques judiciaires soulève des questions sur l'équilibre entre liberté d'expression et protection contre le harcèlement dans le milieu médical.

Cette situation met en lumière les tensions persistantes au sein de la communauté médicale française, où les débats sur la gestion de la pandémie et la vaccination continuent de faire des vagues, bien au-delà de la crise sanitaire elle-même.

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