La Seyne: le conseil municipal exige la réouverture des lits de psychiatrie
La Seyne exige la réouverture des lits de psychiatrie

Le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer a adopté à l'unanimité, ce mardi 23 juin 2026, un vœu exigeant la réouverture des lits de psychiatrie fermés à l'hôpital George Sand. Cette décision fait suite à l'annonce de la direction de l'hôpital intercommunal Toulon La Seyne (Chits) de transférer des lits et des infirmières vers l'hôpital Sainte-Musse, en raison d'une pénurie de médecins.

Une mobilisation unanime des élus

Le maire Dorian Munoz a souligné la nécessité d'une action collective : « Il faut qu’on aille tous dans le même sens afin que le vœu que nous adoptons soit entendu. » Les élus d'opposition ont également soutenu le texte. Le vœu dénonce une « désertification médicale progressive » et pointe la situation du service de psychiatrie, qualifié de « à bout de souffle ».

Selon le texte adopté, le départ de deux des quatre praticiens titulaires a contraint la direction à réduire la capacité d'accueil à La Seyne au profit de structures toulonnaises. Les élus craignent que cette fermeture temporaire ne devienne définitive, comme l'expérience le leur enseigne.

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Des exigences claires pour la psychiatrie de proximité

Le conseil municipal exige « le maintien et le renforcement des capacités hospitalières de proximité, en actant la pérennité et la réouverture effective des lits de psychiatrie à La Seyne ». Il demande également « l’ouverture immédiate de négociations avec l’Agence régionale de santé (ARS) pour définir un plan de recrutement attractif permettant de stabiliser les effectifs médicaux sur le territoire seynois ».

Les élus affirment leur « refus de tout transfert définitif de services vers d’autres communes au détriment de la population seynoise ». Ils estiment qu'il est de leur devoir de s'opposer à « toute forme de démantèlement de notre service public hospitalier » et que les moyens doivent être alignés sur les besoins réels de la population.

Un contexte de crise nationale

Les élus reconnaissent que la situation est le résultat d'une « politique de santé publique nationale défaillante qui a trop longtemps privilégié les impératifs comptables à l’intérêt humain, et la rentabilité à la qualité de la prise en charge ». Avant le vote, les élus du groupe Alternative progressiste avaient réaffirmé leur « engagement aux côtés des soignants, des patients et des familles pour la défense du service public hospitalier ».

Cette décision intervient alors que l'hôpital George Sand est confronté à une « crise majeure », avec un allongement des délais d'accès aux soins et des difficultés à recruter des médecins. Les patients et les soignants se sont déjà mobilisés ces dernières semaines pour alerter sur les conséquences de cette situation.

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