Hantavirus : un couple français raconte son confinement carcéral à l'hôpital
Hantavirus : confinement carcéral pour un couple français

Un périple qui a viré au cauchemar

Partis pour une croisière de rêve en Amérique du Sud, Julia et Roland Setire, un couple de retraités français, se retrouvent aujourd'hui confinés à l'hôpital Bichat à Paris. Ils font partie des cinq Français placés en quarantaine après avoir été exposés à l'hantavirus à bord du MV Hondius. Invités sur RTL ce mercredi 10 juin, ils ont raconté leur calvaire, depuis le début de leur voyage le 1er avril jusqu'à leur isolement actuel.

Une prise de conscience tardive

La croisière, qui devait s'achever le 4 mai, a basculé lorsqu'un premier passager est décédé. « On apprend que c'est un foyer d'hantavirus, mais pendant tout le mois d'avril, on n'a pas vu que c'était un foyer d'hantavirus », explique Roland. Le couple souligne que l'information n'a été diffusée que le 2 mai au soir, alors que la croisière touchait à sa fin. Jusque-là, l'ambiance à bord était normale, sans panique.

Un calme apparent à bord

Malgré un deuxième décès et l'évacuation d'un malade, les passagers n'ont pas immédiatement réalisé la gravité de la situation. « On est plutôt rassurés. Plusieurs médecins à bord disent que ce n'est normalement pas contagieux », raconte Julia. Tous ont alors adopté les gestes barrières : port du masque, distanciation, confinement en cabine.

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Un confinement « très carcéral »

Rapatriés en France, le couple doit respecter une quarantaine drastique. Leur quotidien se résume à une chambre d'hôpital, avec un isolement total et un suivi médical strict. « C'est plus grand que la cabine du bateau, et ça bouge moins », plaisantent-ils. Mais rapidement, le ton se fait plus grave : « On a une vue sur l'extérieur, mais pas d'accès. C'est assez carcéral », estime Roland. Les premiers jours, ils n'avaient même pas accès à une salle de bains, utilisant un seau et un gant de toilette. Aujourd'hui, ils bénéficient d'une heure de sortie quotidienne dans la cour de l'hôpital.

Des examens médicaux quotidiens

Leur activité principale consiste à subir des tests : « Deux fois par jour pour les constantes habituelles, deux fois par semaine des prises de sang », précise Roland. Leur sortie est prévue le 21 juin, mais le couple s'impatiente et a saisi le juge des libertés le 8 juin. « On espère être renvoyés chez nous pour finir le confinement tranquillement », affirme Roland. Le 16 juin, il fêtera ses 68 ans dans cette chambre, symbole de deux mois de vie bouleversée par le virus.

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