Transfert clinique Clémentville : Oc Santé cherche alternative d'ici fin 2025
Clinique Clémentville : Oc Santé cherche alternative

Le projet de transfert de la clinique Clémentville vers le quartier de la Mosson, au nord de Montpellier, est définitivement abandonné. Guillaume Ponseillé, directeur général du groupe Oc Santé, revient sur les raisons de cet échec et les perspectives pour l'établissement centenaire.

Des obstacles techniques et économiques insurmontables

Le premier frein est d'ordre technico-économique. La Métropole avait proposé deux parcelles distinctes : une grande pour l'établissement principal, une petite pour les consultations. Mais la présence d'une station de tramway entre les deux posait un problème de sécurité majeur. « Nous devons impérativement sécuriser le périmètre de l'établissement », explique Guillaume Ponseillé. Le déplacement de la station, estimé à 2 millions d'euros à la charge du groupe, a fait basculer l'équilibre économique du projet.

À ce surcoût s'ajoutait un million ou deux supplémentaires pour la collectivité, nécessaire à la continuité du service de tramway pendant les travaux. « Je pensais, naïvement peut-être, que le tramway pouvait continuer à circuler et simplement ne pas s'arrêter à la station concernée », confie le directeur.

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Une opposition principalement médicale

Contrairement à certaines rumeurs, les salariés n'étaient pas majoritairement opposés au transfert. « La majorité de nos salariés n'avait pas de difficultés particulières », affirme Guillaume Ponseillé. En revanche, les médecins ont d'abord émis un avis négatif, faute de contours précis du projet. Après des rencontres individuelles, leurs oppositions ont été levées.

La mosquée, un problème supplémentaire

Un autre écueil est venu du sort de la mosquée voisine. Alors qu'Oc Santé pensait qu'un accord amiable serait trouvé pour son transfert, l'enquête publique a révélé l'attachement des fidèles à leur lieu de culte. « On s'est trouvé dans une position délicate », reconnaît le directeur, qui juge « complètement absurde » l'idée d'intégrer la mosquée au projet. Cette problématique a achevé de convaincre le groupe de renoncer.

Pas de plan B, mais une échéance

À ce jour, aucun foncier alternatif n'est proposé. « Je n'ai pas un plan B », admet Guillaume Ponseillé, qui espère des propositions de la Métropole à la rentrée de septembre. L'objectif est de présenter un nouveau projet d'ici la fin de l'année.

Rester sur le site actuel, près de l'avenue de Lodève, n'est pas envisageable. Le quartier est peu accessible, les bâtiments ont plus d'un siècle et les capacités d'extension sont limitées par la présence d'espaces verts et d'un lycée. « Il arrive un moment où on ne peut plus continuer à restaurer », souligne le directeur.

Un enjeu de certification et d'attractivité

La clinique a obtenu un prérapport favorable pour sa certification, mais le maintien du niveau actuel est conditionné à un projet de modernisation. Sans transfert d'ici 2029, le risque de déclassement est réel. De plus, l'absence d'équipements comme un pet-scan pourrait pousser certains professionnels à quitter l'établissement. « Mon objectif est de présenter un nouveau projet d'ici la fin de l'année », conclut Guillaume Ponseillé, conscient que le statu quo n'est pas une option.

Le sort de la maternité en suspens

La question de la maternité, dont le volume de naissances est insuffisant, sera tranchée fin septembre. Un transfert vers Saint-Roch est envisagé, mais indépendamment du déménagement de la clinique. « Ce sont deux calendriers différents », précise le directeur.

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