Cancer de la prostate : le maire de Cazouls-lès-Béziers témoigne pour Movember
Cancer de la prostate : le maire de Cazouls-lès-Béziers témoigne

À l'occasion du Movember, mois dédié à la sensibilisation aux cancers masculins, Philippe Vidal, maire de Cazouls-lès-Béziers, a choisi de partager son expérience récente face au cancer de la prostate. Un témoignage fort pour encourager la prévention.

Un diagnostic précoce, une chance

Philippe Vidal se porte bien aujourd'hui. « J'ai eu de la chance que ce cancer soit diagnostiqué très tôt, explique-t-il. Il n'était pas à un stade avancé, ce qui a permis une opération six mois plus tard pour en venir à bout. » Il reste sous surveillance pendant cinq ans, avec des prises de sang régulières.

Tout a commencé par une prise de sang de routine après son 60e anniversaire. Son taux de PSA était de 5 ng/ml, légèrement au-dessus du seuil de 4 ng/ml pouvant indiquer un cancer. « Je n'avais aucun signe avant-coureur, je me sentais en pleine forme », précise-t-il.

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Des examens approfondis

L'échographie n'ayant rien montré, une IRM a confirmé la présence d'un nodule le 27 septembre 2024, jour de l'anniversaire de sa fille. Fin novembre, une biopsie a révélé des cellules cancéreuses, lançant un protocole de soin.

Trois options thérapeutiques lui ont été proposées : l'opération (ablation partielle de la prostate), la radiothérapie (cinq séances toutes les trois semaines pendant trois mois) ou la curiethérapie (irradiation interne). Après réflexion et discussion avec sa famille, il a choisi l'opération, car les autres options ne permettent pas un recours à la chirurgie en cas de récidive.

Préparation psychologique et soutien

Le délai entre l'IRM et le diagnostic lui a permis de se préparer mentalement. « L'urologue m'avait dit qu'un nodule laisse peu de doute. Ce ne fut pas un choc, même si ce n'est jamais facile », confie-t-il. Il était plus inquiet d'annoncer la nouvelle à ses enfants, mais a tenté de les rassurer.

Le soutien de son entourage a été essentiel. « L'entourage familial, amical, cela compte beaucoup », souligne-t-il. Son rôle de maire a également joué : après l'annonce à son équipe municipale, les habitants du village (plus de 5 000 habitants) ont été informés et lui ont témoigné de la bienveillance.

Vivre en attendant l'opération

Jusqu'à la veille de l'opération, le 19 mars, il a continué à travailler normalement, présidant même le conseil municipal qui votait le budget. « Cela m'a permis de penser à autre chose », dit-il.

Après l'opération, il a suivi trois mois de repos, mais est revenu au travail après six semaines, se sentant bien. Il a accordé une importance particulière à la rééducation du périnée, commencée avant l'opération, ce qui lui a évité toute incontinence.

Dédramatiser et prévenir

Philippe Vidal insiste sur la nécessité de dédramatiser. « Beaucoup d'hommes me demandent, avec gêne, si cela obère les facultés masculines. Je peux garantir que non », affirme-t-il avec humour.

Il retient plusieurs leçons de cette expérience : « Être confronté à cette épreuve change la vision de la vie, il y a un avant et un après. Nous avons la chance de vivre dans un pays avec un système de santé performant. Et surtout, la prévention est vitale. Sans cette prise de sang, mon histoire aurait pu être très différente. »

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