Le gouvernement allemand a annoncé, mercredi 29 avril, une série de mesures visant à réduire les dépenses de santé afin de combler le déficit croissant de l'assurance maladie publique. Le plan d'économies, présenté par le ministre de la Santé, Karl Lauterbach, prévoit des coupes dans plusieurs domaines, notamment les médicaments, les soins hospitaliers et les prestations non essentielles.
Des mesures d'économie drastiques
Selon les chiffres officiels, le déficit de l'assurance maladie devrait atteindre 17 milliards d'euros en 2026, un niveau record. Pour y faire face, le gouvernement a décidé de réduire de 5 % les remboursements de médicaments, de limiter les séjours hospitaliers non urgents et de supprimer certaines prestations comme les cures thermales. Ces mesures devraient permettre d'économiser 12 milliards d'euros par an.
Réactions contrastées
L'opposition conservatrice a vivement critiqué ces annonces, les qualifiant de "punition" pour les assurés. Les syndicats de médecins ont également exprimé leur inquiétude, estimant que ces coupes pourraient dégrader la qualité des soins. En revanche, les associations de patients se sont montrées plus nuancées, reconnaissant la nécessité de réformer le système.
Le ministre Lauterbach a défendu ces mesures en soulignant qu'elles étaient indispensables pour garantir la pérennité du système de santé. "Nous devons agir maintenant pour éviter une crise plus grave", a-t-il déclaré. Il a également annoncé une augmentation des cotisations de 0,3 point à partir de 2027, ce qui devrait rapporter 5 milliards d'euros supplémentaires.
Les experts estiment que ces réformes pourraient avoir un impact significatif sur les ménages, notamment les plus modestes, qui devront supporter une hausse des cotisations et une baisse des remboursements. Le débat s'annonce vif dans les semaines à venir, alors que le texte doit être examiné par le Parlement.



