L'alcool est-il plus dangereux en été ? Décryptage avec un médecin
Alcool et chaleur : mythe ou réalité ?

L'alcool est-il vraiment plus dangereux quand il fait chaud ?

En été, les injonctions à boire de l'alcool sont plus fortes que jamais. Un spritz en terrasse, un bon vin en paillote, une bière bien fraîche en fin de journée... Mais sommes-nous plus vulnérables à ses effets lorsque le mercure grimpe ? Le médecin généraliste et nutritionniste Boris Hansel nous éclaire sur cette question.

Les effets trompeurs de l'alcool

La fraîcheur d'une pinte de bière ou le plaisir d'un mojito glacé peuvent donner l'impression de couper la soif et de rafraîchir. Pourtant, Boris Hansel met en garde : « La sensation de relaxation que procure l'alcool, et la fraîcheur des boissons alcoolisées en été, nous font croire qu'on a moins chaud. Mais en réalité, les effets de l'alcool sur l'organisme sont contradictoires. » En effet, l'alcool déshydrate dès son entrée dans le corps, générant une nouvelle soif qui pousse à boire plus vite, créant un cercle vicieux.

Des risques cardiovasculaires accrus

L'alcool perturbe la perception de la température extérieure, ce qui expose à des coups de chaleur. « On ne ressent pas la température de la même manière, et l'ivresse peut nous faire oublier de nous protéger », explique le médecin. De plus, l'alcool provoque une vasoconstriction des carotides, ce qui peut théoriquement augmenter le risque d'AVC, surtout par forte chaleur.

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Le sucre, un danger caché

Les fortes températures constituent un stress pour l'organisme, pouvant faire grimper le taux de sucre dans le sang. Attention donc au sucre caché dans les boissons alcoolisées : un vin moelleux peut contenir 13 grammes de sucre, un demi de bière entre 3 et 7 grammes, et les cocktails encore davantage. Cette combinaison chaleur + sucre + alcool est particulièrement risquée, surtout pour les personnes diabétiques.

L'ivresse est-elle plus rapide en été ?

Beaucoup pensent que le soleil et la chaleur accélèrent l'ivresse. Pour Boris Hansel, il n'y a pas de preuve scientifique directe. En revanche, le contexte estival affaiblit l'organisme : on mange souvent moins, on boit plus, et l'alcool monte alors plus vite à la tête. La prudence est donc de mise : consommez avec modération, hydratez-vous et mangez correctement.

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