Selon un rapport publié ce mercredi, 468 agressions contre des pharmaciens ont été signalées en 2025, soit une augmentation de 12% par rapport à l'année précédente. Ces chiffres, dévoilés par l'Ordre des pharmaciens, incluent des injures, des menaces et des violences physiques. Les incidents se produisent principalement dans les zones urbaines et périurbaines, souvent lors de tentatives de vol de médicaments ou de stupéfiants.
Un phénomène en hausse
Les pharmaciens sont de plus en plus exposés à des actes d'agressivité. En 2025, les signalements ont atteint un niveau record, avec une moyenne de 1,3 agression par jour. Les régions les plus touchées sont l'Île-de-France, la Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Auvergne-Rhône-Alpes. Les auteurs sont souvent des individus sous l'emprise de drogues ou d'alcool, mais aussi des personnes en situation de précarité ou de détresse psychologique.
Des mesures de protection insuffisantes
Face à cette insécurité croissante, les syndicats de pharmaciens réclament des mesures renforcées. Parmi les pistes évoquées : l'installation de caméras de surveillance, la formation à la gestion des conflits, et un meilleur accompagnement psychologique pour les victimes. Certains pharmaciens envisagent même de refuser de servir certains clients jugés dangereux.
- 468 agressions signalées en 2025, contre 418 en 2024
- 30% des incidents impliquent des violences physiques
- Les vols de médicaments sont la première cause d'agression
Un appel à l'action des pouvoirs publics
L'Ordre des pharmaciens demande une reconnaissance de la profession comme métier à risque, afin de bénéficier de dispositifs de sécurité spécifiques. Le ministre de la Santé a promis une concertation avec les représentants de la profession pour trouver des solutions. En attendant, les pharmaciens continuent de travailler dans un climat d'inquiétude, craignant pour leur sécurité au quotidien.
Cette situation met en lumière les difficultés d'exercice du métier de pharmacien, un maillon essentiel du système de santé français. Alors que les agressions se multiplient, la profession appelle à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour protéger ceux qui soignent.



