Sarah Boucault : « Le but n'est pas d'excuser les enfants incesteurs »
Dans un entretien à Libération, Sarah Boucault, autrice du livre « Je voulais juste en finir », revient sur la question complexe de l'inceste commis par des mineurs. Elle insiste sur la nécessité de comprendre les mécanismes sociaux et familiaux qui mènent à ces violences, sans pour autant excuser les actes.
Une responsabilité collective
Pour Boucault, il est crucial d'analyser la responsabilité collective pour enrayer les violences incestueuses. Elle explique que les enfants auteur d'inceste sont souvent eux-mêmes victimes de violences ou de carences éducatives. « Il ne s'agit pas de les excuser, mais de comprendre comment la société, la famille, les institutions ont failli », déclare-t-elle.
L'autrice critique également le système judiciaire et médico-social qui, selon elle, traite ces cas de manière inadéquate. Elle appelle à une meilleure prévention et à un accompagnement des familles pour briser le cycle des violences.
Un témoignage poignant
Dans son livre, Sarah Boucault raconte l'histoire d'une mère dont le fils a commis des actes incestueux sur sa sœur. Elle montre les dilemmes et la souffrance de cette mère, prise entre l'amour pour son enfant et l'horreur de ses actes. « Ce livre est un cri d'alarme pour que la société prenne conscience de l'ampleur du problème », conclut-elle.



