Violences conjugales à Buzet-sur-Baïse : un homme condamné malgré l'interdiction de contact
Violences conjugales : condamnation malgré l'interdiction de contact

Violences conjugales à Buzet-sur-Baïse : un homme condamné malgré l'interdiction de contact

Un homme de 25 ans a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour violences conjugales à Buzet-sur-Baïse. Cette décision intervient alors qu'il était déjà sous le coup d'une interdiction judiciaire de contact avec sa compagne, imposée par le même tribunal en décembre 2024. Malgré cette mesure, le prévenu a continué à fréquenter la victime depuis septembre dernier, violant ainsi les conditions de sa condamnation antérieure.

Une agression violente en présence des enfants

L'incident s'est produit mercredi soir au domicile de la compagne. Furieux de ne pas trouver son repas à son retour, l'homme a infligé à sa partenaire des coups de poing, de pied et de balai. La scène s'est déroulée en présence de leurs deux enfants, âgés de 9 et 16 ans. L'adolescente a tenté de s'interposer, tandis que la plus jeune a été protégée des cris par un casque audio. Les pleurs des enfants et l'altercation ont alerté une voisine, qui a immédiatement prévenu les gendarmes.

Les justifications du prévenu et les inquiétudes de la justice

Devant le tribunal, l'homme a reconnu les faits, déclarant : « J'assume tout ce que j'ai fait, je regrette. » Il a justifié sa présence auprès de la victime par des sentiments persistants, affirmant : « On a des sentiments, on n'arrivait pas à s'oublier, on avait envie de se voir… » Cependant, il a exclu de se constituer partie civile et a juré de couper les ponts, suppliant le tribunal de ne pas l'envoyer en prison.

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La magistrate du parquet a exprimé de vives inquiétudes, soulignant que « le premier message de la justice n'est pas passé et il n'a toujours pas compris les raisons qui le poussent à être violent. » Elle a insisté sur la nécessité de protéger les enfants, mettant en lumière les risques persistants.

La question du soin et la condamnation

L'avocat de la défense, Me Bouchindhomme, a conclu à la séparation inévitable du couple et a placé « la question du soin au cœur de ce dossier. » Thieffene Dumas a finalement été condamné à deux ans de prison, avec une interdiction stricte de contacter sa compagne ou de se rendre à son domicile. Il a été incarcéré à l'issue de l'audience, marquant une réponse ferme de la justice face à la récidive et aux violences conjugales.

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