Une étudiante de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a été condamnée ce mercredi à quatre mois de prison avec sursis pour des propos antisémites tenus en amphithéâtre. Les faits remontent à novembre 2024, lorsque la jeune femme, âgée de 22 ans, avait proféré des insultes et des menaces à caractère antisémite à l'encontre d'une enseignante-chercheuse juive.
Des propos d'une extrême violence
Selon le parquet de Paris, l'étudiante avait notamment déclaré : « Je vais te faire ta fête, sale sioniste » et « Les juifs doivent être brûlés ». Ces paroles, prononcées devant plusieurs dizaines d'étudiants, ont profondément choqué l'auditoire et conduit à l'interruption du cours. L'enseignante, qui a porté plainte, a témoigné de son traumatisme et de la peur qu'elle ressent encore aujourd'hui.
Une peine exemplaire
Le tribunal correctionnel de Paris a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé une peine de prison ferme partiellement assortie d'un sursis. L'étudiante a également été condamnée à verser 2 000 euros de dommages et intérêts à la victime et à suivre un stage de citoyenneté. La présidente du tribunal a souligné la gravité des faits et la nécessité de lutter contre la montée de l'antisémitisme dans les établissements d'enseignement supérieur.
- L'étudiante est inscrite en licence d'histoire à Paris 1.
- Elle n'avait aucun antécédent judiciaire.
- L'université avait suspendu l'étudiante après les faits.
Réactions de l'université
La direction de Paris 1 Panthéon-Sorbonne a pris ses distances avec ces propos et a salué la décision de justice. Dans un communiqué, l'université rappelle son engagement contre toutes les formes de discrimination et son soutien aux personnels victimes d'agissements antisémites. Une cellule d'écoute psychologique a été mise en place pour les étudiants et enseignants choqués par cette affaire.
Cette condamnation intervient dans un contexte de recrudescence des actes antisémites en France. Selon le Service de protection de la communauté juive, les incidents antisémites ont augmenté de plus de 60% depuis le début de l'année 2025. Les autorités appellent à la vigilance et à la fermeté face à ces dérives.



