Un trentenaire mis en examen pour administration d'une plateforme pédopornographique sur le darkweb
Un homme d'une trentaine d'années a été mis en examen vendredi à Paris, soupçonné d'avoir administré pendant deux ans une importante plateforme pédopornographique sur le darkweb, intitulée « Alice in Wonderland ». Cette information a été confirmée par le parquet de Paris, qui précise que l'enquête avait été ouverte en juin 2024 par la section de lutte contre la cybercriminalité et confiée à l'office des mineurs.
Les charges retenues contre le suspect
L'homme, né en 1994 et interpellé à Toulouse, est soupçonné d'avoir été l'administrateur principal du site depuis 2022 jusqu'à sa fermeture définitive en septembre 2024. Le parquet a requis sa mise en examen pour plusieurs chefs d'accusation graves, notamment :
- Fourniture d'une plateforme en ligne permettant des transactions illicites en bande organisée
- Détention et diffusion d'images pédopornographiques mettant en scène des mineurs
- Alimentation régulière du site en contenus illicites
- Création de sections spécifiques et gestion des utilisateurs
Les autorités judiciaires estiment que le suspect jouait un rôle central dans le fonctionnement de cette plateforme criminelle.
Un réseau international déjà démantelé
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de lutte internationale contre la pédopornographie en ligne. En novembre dernier, la justice allemande avait déjà condamné cinq exploitants de cette même plateforme, âgés de 44 à 63 ans, à des peines allant jusqu'à dix ans et demi de prison par le tribunal de Mönchengladbach.
La plateforme « Alice in Wonderland » comptait des centaines de milliers d'utilisateurs à travers le monde et diffusait des contenus pédopornographiques particulièrement graves, impliquant dans certains cas des nourrissons d'environ un an. Elle servait également de lieu de rencontre pour des utilisateurs cherchant à commettre des violences sexuelles sur des enfants.
La fermeture définitive de la plateforme
Les autorités allemandes ont procédé à la fermeture définitive de la plateforme en septembre 2024, mettant fin à plusieurs années d'activité illicite sur le darkweb. Cette opération conjointe entre plusieurs pays européens démontre l'importance de la coopération internationale dans la lutte contre la cybercriminalité liée à l'exploitation sexuelle des mineurs.
L'enquête se poursuit actuellement pour identifier d'autres responsables et utilisateurs de cette plateforme, tandis que le suspect mis en examen à Paris reste en détention dans l'attente de son procès.



