Suicide d'une adolescente de 14 ans à Saint-Nazaire : le parquet ouvre une enquête pour harcèlement scolaire
Le drame résonne avec tristesse, rappelant le suicide de Camélia. Une adolescente âgée de seulement 14 ans a mis fin à ses jours début janvier, plongeant sa famille et la communauté dans le deuil. Suite à une plainte déposée par les parents contre X, le parquet de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, a annoncé ce mercredi avoir officiellement ouvert une enquête pour harcèlement scolaire, confirmant une information initialement rapportée par Ouest-France.
Une enquête en cours pour éclaircir les circonstances du décès
Dans un communiqué, le parquet a précisé que l'enquête pour harcèlement scolaire est désormais en cours, parallèlement à l'enquête initiale visant à déterminer les causes exactes de la mort, qui n'est pas encore clôturée. Cette double démarche judiciaire vise à apporter des réponses complètes sur les événements ayant conduit à cette tragédie.
Les parents dénoncent des manquements graves du collège
Les parents de la jeune fille ont également saisi le rectorat, exprimant leur profonde détresse et leur colère. Dans un courrier détaillé de sept pages, ils accusent le collège privé Saint-Louis de Saint-Nazaire de ne pas avoir suffisamment pris en charge seize mois de harcèlement scolaire subi par leur fille. Ils pointent du doigt une série de manquements, notamment :
- L'absence d'une procédure formelle de lutte contre le harcèlement au sein de l'établissement.
- Un manque de réactivité face aux signalements répétés.
- Une insuffisance dans le soutien apporté à l'adolescente.
Selon leurs déclarations, leur fille aurait été harcelée par une autre élève pendant plus d'une année, une situation qui aurait été minimisée par l'école.
Le rectorat et l'enseignement catholique réagissent
Interrogé sur cette affaire, le rectorat a indiqué avoir demandé des compléments d'information à l'établissement scolaire. Il espère que l'enquête du parquet permettra de préciser l'ensemble des circonstances entourant le décès de la jeune fille, afin de prévenir de tels drames à l'avenir.
De son côté, l'enseignement catholique de Loire-Atlantique a publié un communiqué de presse mercredi, assurant qu'une vigilance particulière avait été exercée concernant l'adolescente et que l'établissement coopère avec transparence dans le cadre de l'enquête en cours. Cette déclaration vise à rassurer sur l'implication des autorités éducatives, même si les parents restent sceptiques face à ces assurances.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la prévention du harcèlement scolaire et la responsabilité des institutions éducatives, alors que de nombreux cas similaires continuent de défrayer la chronique.