Harcèlement scolaire : enquête ouverte après le suicide d'une adolescente de 14 ans à Saint-Nazaire
Suicide d'une ado : enquête pour harcèlement scolaire ouverte

Une enquête judiciaire pour harcèlement scolaire ouverte après un tragique suicide

Le parquet de Saint-Nazaire a officiellement ouvert une enquête pour harcèlement scolaire suite au suicide d'une adolescente de 14 ans survenu début janvier. Cette procédure fait suite à une plainte déposée par les parents de la jeune victime, qui dénoncent des manquements graves de la part de l'établissement scolaire fréquenté par leur fille.

Des parents qui dénoncent seize mois de harcèlement

Dans un courrier détaillé de sept pages adressé aux autorités, les parents de l'adolescente accusent le collège privé Saint-Louis de Saint-Nazaire de ne pas avoir suffisamment pris en charge le harcèlement subi par leur fille pendant plus d'un an. Ils pointent notamment l'absence de procédure formelle de lutte contre le harcèlement au sein de l'établissement, ainsi qu'une série d'autres manquements dans la gestion de cette situation.

Selon leurs déclarations, leur fille aurait été harcelée de manière persistante par une autre élève pendant seize mois, sans que l'établissement ne mette en place les mesures nécessaires pour protéger la jeune victime. Les parents ont également saisi directement le rectorat pour demander des comptes sur la gestion de ce dossier.

Les réactions institutionnelles face au drame

Le rectorat a confirmé avoir été saisi par la famille et avoir demandé des compléments d'information à l'établissement scolaire concerné. Dans un communiqué, les autorités académiques ont exprimé leur espoir que l'enquête initiale ouverte par le parquet permettrait de préciser l'ensemble des circonstances entourant le décès de la jeune fille.

De son côté, l'enseignement catholique de Loire-Atlantique a publié un communiqué de presse le mercredi 11 février, affirmant qu'une vigilance particulière avait été exercée concernant la jeune élève et que l'établissement scolaire coopérait avec transparence dans le cadre de l'enquête en cours. Cette déclaration intervient alors que le parquet précise que l'enquête initiale sur les causes de la mort n'est pas encore clôturée.

Un drame qui rappelle d'autres cas tragiques

Ce suicide tragique fait malheureusement écho à d'autres drames similaires survenus récemment en France. Il rappelle notamment le cas de Camélia, une lycéenne de 17 ans qui s'est suicidée en gare de Mitry-Mory en Seine-et-Marne après avoir dénoncé un harcèlement scolaire dont elle était victime.

La jeune fille s'était allongée sur les rails du RER B en gare de Villeparisis, où elle a été percutée mortellement par un train. Ce drame avait provoqué une vive émotion dans la communauté éducative et au-delà, soulevant à nouveau la question cruciale de la prévention et de la prise en charge du harcèlement scolaire.

L'ouverture de cette nouvelle enquête judiciaire à Saint-Nazaire souligne l'importance croissante accordée par les autorités à ces situations de harcèlement scolaire et à leurs conséquences parfois dramatiques. Elle intervient dans un contexte où la sensibilisation à ces questions devient une priorité nationale.