Sophia Chikirou face à la justice pour escroquerie
La députée de la France Insoumise, Sophia Chikirou, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits d'escroquerie et d'abus de confiance. L'affaire porte sur des prestations électorales surfacturées lors de la campagne présidentielle de 2017. Selon l'accusation, la société de conseil de Chikirou aurait facturé des montants excessifs à des médias, notamment Médiapart et Le Monde, pour des services de communication.
Des factures litigieuses
L'enquête a révélé que la société Mediascop, dirigée par Sophia Chikirou, aurait émis des factures pour des prestations qui n'auraient pas été réalisées ou dont les tarifs étaient largement surévalués. Le montant total des préjudices est estimé à plusieurs centaines de milliers d'euros. La députée conteste ces accusations, affirmant que les prestations ont été correctement effectuées et que les tarifs étaient conformes au marché.
- Factures pour des articles de presse et des analyses politiques
- Prestations de conseil en communication
- Organisation d'événements et de conférences de presse
Un procès très attendu
Le procès, qui s'est déroulé sur plusieurs jours, a vu se succéder les témoignages de journalistes et de responsables politiques. La défense a plaidé la relaxe, arguant que les accusations étaient infondées et que la procédure était entachée de vices de forme. Le parquet a requis une peine de prison avec sursis et une amende. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu dans les prochaines semaines.
Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, où la France Insoumise est régulièrement attaquée sur ses pratiques financières. Sophia Chikirou, proche de Jean-Luc Mélenchon, a toujours nié les faits et dénoncé une instrumentalisation judiciaire à des fins politiques.



