Saintes : L'audience pour agression sexuelle reportée en raison d'un défaut d'expertise psychiatrique
Le tribunal correctionnel de Saintes a dû reporter l'audience de comparution immédiate concernant une affaire d'agression sexuelle sur personne vulnérable. Initialement prévue ce mardi 14 avril 2026, la procédure a été renvoyée au 5 juin 2026 en raison de l'absence d'expertise psychiatrique du prévenu.
Un prévenu maintenu en détention provisoire
Âgé de 73 ans, l'homme accusé d'agression sexuelle restera incarcéré jusqu'à la nouvelle date d'audience. Les juges ont suivi les réquisitions du Parquet qui demandait le maintien en détention en raison de plusieurs facteurs :
- Un risque élevé de réitération des faits
- La proximité géographique des domiciles du prévenu et de la victime
- La gravité des actes reprochés
Le septuagénaire, qui n'avait jusqu'alors aucun antécédent judiciaire, devra donc patienter en prison pendant près de deux mois avant de pouvoir se défendre devant la justice.
Les circonstances de l'affaire
Les faits se sont déroulés le 6 janvier 2026 dans le sud de la Charente-Maritime. Selon les éléments de l'enquête, le prévenu aurait abusé de sa voisine, une femme de 60 ans aveugle, alors qu'elle se trouvait seule chez elle.
Alice Rodrigues, représentant le Ministère public, a souligné la gravité particulière de cette affaire. Elle a précisé que si le dossier n'était pas jugé devant une cour d'assises, c'est uniquement parce que la victime avait accepté la correctionnalisation de l'affaire.
Un problème procédural qui retarde la justice
Le report de l'audience trouve son origine dans un problème administratif. Le tribunal avait bien formulé une demande d'expertise psychiatrique concernant le prévenu, mais cette procédure n'a pu aboutir en raison de documents manquants.
Cette absence d'évaluation psychiatrique a contraint les magistrats à reporter l'examen du fond de l'affaire. Une situation qui illustre les difficultés pratiques que peut rencontrer le système judiciaire dans le traitement des dossiers complexes.
Le 5 juin 2026, le tribunal correctionnel de Saintes devra donc examiner cette affaire délicate qui mêle vulnérabilité de la victime, absence d'antécédents du prévenu, et nécessité d'une expertise psychiatrique pour éclairer la décision des juges.



