Procès du double meurtre de l'hôtel F1 : nouvelle suspension après un incident entre avocats et cour
Procès F1 : nouvelle suspension après incident avocats-cour

Procès du double meurtre de l'hôtel F1 : l'audience à nouveau suspendue après un incident

Les journées se succèdent dans une atmosphère tendue au procès du double assassinat survenu à l'hôtel F1 de Plan-de-Campagne, à proximité de Marseille. Ce mercredi matin, l'audience a débuté dans un climat particulièrement électrique avant d'être rapidement suspendue pour plusieurs heures, suite à un nouvel incident - le énième - entre les avocats de la défense et la cour d'assises.

Un certificat médical au cœur des tensions

La journée s'annonçait pourtant essentielle avant l'audition des accusés. Ce matin, c'est le certificat médical d'une témoin qui a été au centre des crispations. L'ex-compagne de la victime, Farid Tir, abattu en août 2019 avec son ami Mohamed Amine Bendjaghlouli sur fond de narcotrafic, devait être entendue par la cour.

Le ton est rapidement monté entre la cour et les avocats de la défense, ces derniers exigeant de consulter l'arrêt médical. Le niveau sonore a grimpé en flèche, entraînant plusieurs suspensions d'audience successives. Puis, alors que Me Emmanuelle Franck - avocate de Karim Harrat, surnommé « Le Rant » - dénonçait un « manque de respect du contradictoire », une assesseure a lancé : « Vous n'allez pas pleurer quand même ? »

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Échanges virulents entre défense et présidence

Cette remarque a mis le feu aux poudres. « Tous les jours c'est une honte cette cour », a déploré Me Karim Morand-Lahouzi, l'autre conseil de « Le Rant », s'adressant directement aux journalistes présents. « Arrêtez de nous faire porter le chapeau de tous les incidents », a renchéri Christine D'Arrigo, avocate de Gabriel Ory, accusant la présidente de « pourrir le procès ». « C'est vous qui pourrissez le procès », a immédiatement rétorqué la présidente. Pour la sérénité des débats, on repassera.

Dans le box des accusés, Zaineddine Ahamada et Adrien Faure, accusés d'être les exécuteurs matériels, Karim Harrat, Amine Oualane dit « Mamine » et Gabriel Ory dit « Gaby », accusé d'avoir « donné le go », assistent à la scène. Les deux derniers, « Mamine » et « Gaby », sont soupçonnés d'être devenus depuis des cadres de la DZ Mafia.

Une ambiance électrique depuis le début du procès

L'ambiance reste électrique depuis le début de ce procès placé sous haute sécurité. Les incidents d'audience se sont multipliés, décalant systématiquement les auditions de témoins et les interrogatoires des accusés, qui n'ont toujours pas eu lieu à ce jour. Dans ces conditions, il devient particulièrement difficile d'aborder le fond du dossier judiciaire.

Dès les premiers jours, les accusés et leurs avocats avaient refusé de comparaître après le départ précipité d'une enquêtrice de police sans avoir terminé sa déposition. Ils n'ont repris leur place dans la salle d'audience que le jeudi suivant cet incident.

Initialement prévu pour ce vendredi, le verdict pourrait être reporté à une date ultérieure, le procès risquant de se prolonger au-delà des délais anticipés en raison de ces tensions récurrentes qui perturbent le déroulement normal des audiences.

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