Portugal refuse d'extrader l'ex-policier Prizzon, soupçonné de double féminicide
Portugal refuse l'extradition de l'ex-policier Prizzon

Le Portugal a refusé de remettre à la France l'ancien policier Cédric Prizzon, soupçonné d'avoir assassiné son ex-compagne et une amie de celle-ci en 2018. La justice portugaise estime que les garanties offertes par la France ne sont pas suffisantes pour assurer un procès équitable.

Les faits reprochés

En décembre 2018, les corps sans vie de deux femmes, âgées de 29 et 33 ans, avaient été découverts dans un appartement de la banlieue parisienne. L'ex-compagne de Cédric Prizzon, alors policier en poste, figurait parmi les victimes. L'ancien fonctionnaire, qui avait pris la fuite, avait été interpellé au Portugal en janvier 2019.

La décision de la justice portugaise

La cour d'appel de Lisbonne a motivé son refus par le risque que les droits de la défense ne soient pas respectés en France. Les avocats de M. Prizzon avaient plaidé que leur client risquait d'être jugé dans des conditions contraires à la Convention européenne des droits de l'homme, notamment en raison de la médiatisation de l'affaire.

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Cette décision intervient alors que la France avait émis un mandat d'arrêt européen. Le parquet de Lisbonne avait initialement donné un avis favorable à l'extradition, mais la cour d'appel en a décidé autrement.

Réactions en France

Les familles des victimes ont exprimé leur incompréhension et leur colère. « C'est une nouvelle douleur pour nous », a déclaré l'avocat des parties civiles. Du côté des autorités françaises, le ministère de la Justice a indiqué étudier les voies de recours possibles, sans exclure une nouvelle demande d'extradition.

Un précédent judiciaire

Cette affaire rappelle d'autres cas où des pays européens ont refusé des extraditions vers la France pour des motifs similaires. La France a été critiquée à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l'homme pour ses conditions de détention et certains aspects de sa procédure pénale.

En attendant, Cédric Prizzon reste détenu au Portugal, où il purge une peine pour une affaire distincte. La justice portugaise pourrait toutefois ordonner son maintien en détention dans l'attente d'une éventuelle décision définitive.

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