Le parquet requiert la perpétuité contre Sébastien Bettencourt pour le meurtre barbare de son épouse
Perpétuité requise contre Bettencourt pour meurtre barbare de son épouse

Le parquet requiert la perpétuité contre Sébastien Bettencourt pour le meurtre barbare de son épouse

Le ministère public a requis lundi une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans contre Sébastien Bettencourt. L'homme est jugé devant la cour d'assises du Tarn-et-Garonne pour le meurtre de son épouse Isabelle avec actes de torture et barbarie.

Une scène de crime d'une violence inédite

« En trente-cinq ans d'expérience de police judiciaire, je n'ai jamais vu un tel acharnement », a déclaré l'avocat général Bruno Sauvage au palais de justice de Montauban. Depuis le début de son procès, mercredi 8 avril, Sébastien Bettencourt a reconnu le meurtre de son épouse avec actes de torture et barbarie.

Le prévenu a toutefois expliqué ne pas se souvenir de tout et avoir perdu le contrôle lors du meurtre. Il est accusé d'avoir violé, poignardé puis étranglé son épouse de 36 ans, la mère de leurs cinq filles, le 13 mars 2023 à Lamothe-Capdeville dans le Tarn-et-Garonne.

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Une fuite nocturne et des enfants traumatisés

Après le crime, il avait fui le domicile familial en pleine nuit, laissant les fillettes, alors âgées de 5 à 15 ans, découvrir le corps de leur mère au matin. Les débats ont tenté d'expliquer l'amnésie partielle invoquée par l'électricien chauffagiste de 41 ans.

Il a affirmé ne s'être souvenu qu'au cours de la procédure du viol commis avec le poing mais n'avoir aucun souvenir d'être allé chercher le couteau avec lequel il a porté deux coups.

Le témoignage poignant de l'avocate des enfants

Pour les cinq filles du couple, « ce jour-là, le monde s'écroule », a décrit leur avocate Valérie Durand lors de sa plaidoirie. Elle a noté que « pour des enfants, une maman, c'est tout l'univers réuni en une personne ».

« Le chemin sera long et semé d'embûches » pour la reconstruction des cinq jeunes filles, aujourd'hui âgées de 7 à 17 ans, a prévenu Me Durand. « Et la décision que vous vous apprêtez à rendre ne fera pas tout mais elle va leur ouvrir la voie », a-t-elle lancé aux trois magistrates et aux six jurés.

Le procès se poursuit devant la cour d'assises du Tarn-et-Garonne où les jurés devront délibérer sur la peine après les réquisitions du parquet. La défense de Sébastien Bettencourt plaidera prochainement avant que la cour ne rende son verdict.

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