Nîmes : Deux frères soupçonnés d'avoir agressé un automobiliste en panne pour 50 euros
Nîmes : Deux frères soupçonnés d'agression après aide à automobiliste

Une aide qui tourne à l'agression à Nîmes

Un automobiliste en panne à Nîmes a été victime d'une agression après avoir reçu l'aide de deux frères, qui auraient tenté de lui extorquer 50 euros. Les faits se sont déroulés le lundi 20 avril, dans la journée, et ont conduit à trois jours d'incapacité totale de travail pour la victime.

Le récit divergent des événements

Les deux frères, âgés de 19 et 22 ans, ont été présentés devant le tribunal judiciaire de Nîmes ce mercredi 22 avril. Selon leur version, ils ont agi en bons samaritains pour aider le conducteur en difficulté. Cependant, l'aîné a admis avoir "donné deux tartes" à l'homme, tout en affirmant avoir été menacé au préalable avec un couteau.

La victime, quant à elle, a livré un tout autre récit. Elle soutient que les deux jeunes hommes l'ont effectivement aidée dans un premier temps, mais ont ensuite exigé 50 euros en échange de leur assistance. Le refus de cette somme aurait déclenché une scène de violences.

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Un dossier reporté en raison de la grève des avocats

L'audience n'a pas pu être menée à son terme en raison de la grève des avocats, reconduite à cette date. Le tribunal a donc reporté l'examen du dossier à une date ultérieure, probablement en juin prochain. En attendant, des mesures de sûreté ont été prises.

La procureure a requis un placement sous contrôle judiciaire pour le plus jeune des frères, qui n'a pas d'antécédent judiciaire. Pour l'aîné, déjà condamné à deux reprises pour des faits de violences, elle a demandé un maintien en détention, soulignant que "les précédentes condamnations ne lui ont visiblement pas servi de leçon".

Les nuances apportées par les prévenus

Devant le tribunal, l'aîné a reconnu les faits, mais avec des nuances. Il a expliqué avoir réagi "sur les coups des nerfs" et exprimé des regrets. Son frère cadet, en revanche, a nié formellement avoir porté le moindre coup lors de l'altercation.

Cette affaire met en lumière les risques parfois associés à l'entraide spontanée, tout en rappelant les conséquences judiciaires des actes de violence. Le tribunal de Nîmes devra trancher sur la version des faits et déterminer les responsabilités de chacun lors de la prochaine audience.

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