Quelle sera la réponse politique après les graves défaillances de la justice ayant conduit à la disparition tragique de la jeune Lyhanna ? Au lendemain de la marche blanche organisée en hommage à la fillette, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a décidé de convoquer l'ensemble des procureurs généraux pour procéder à une revue exhaustive des plaintes concernant les enfants victimes d'agressions ou de crimes sexuels.
Une marche blanche émouvante à Fleurance
Dimanche, de nombreuses personnes se sont rassemblées à Fleurance, dans le Gers, pour rendre un dernier hommage à Lyhanna, une collégienne de 11 ans dont le corps sans vie a été retrouvé jeudi. L'émotion était vive, mêlée de tristesse et de colère face aux manquements de l'institution judiciaire.
Les excuses du Garde des Sceaux
Vendredi 5 juin, sur TF1, Gérald Darmanin avait présenté ses excuses à la famille de Lyhanna au nom de la justice, reconnaissant que celle-ci avait « failli dans le suivi des plaintes » déposées contre Jérôme B., le principal suspect. Ce dernier, mis en examen pour l'enlèvement de l'enfant, avait fait l'objet de plusieurs plaintes ou signalements depuis des années, sans jamais avoir été entendu par la justice.
Une réunion d'urgence des procureurs
Pour tenter de remédier à ces défaillances, le ministre a convoqué ce matin les procureurs généraux afin qu'ils effectuent une revue systématique des plaintes déposées par des enfants victimes d'agressions ou de crimes sexuels. L'objectif est d'identifier les dysfonctionnements et d'éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Des rassemblements prévus ce soir
Des rassemblements sont d'ores et déjà prévus devant le ministère de la Justice et une centaine de tribunaux à 19 heures ce lundi. La société civile entend exprimer son indignation et exiger des mesures concrètes pour protéger les enfants.
Une défaillance manifeste de la justice
L'affaire Lyhanna a mis en lumière les lacunes du système judiciaire français dans le traitement des plaintes d'enfants victimes. Malgré plusieurs signalements, Jérôme Barella n'avait jamais été entendu, ce qui a permis le drame. Cette situation interroge sur la capacité de la justice à protéger les plus vulnérables.



