Un chauffard schizophrène condamné à la prison ferme à Montpellier
Un homme de 31 ans, originaire d'Algérie, a été condamné à une peine de prison ferme après avoir provoqué une dangereuse course-poursuite dans les rues de Montpellier. Les faits remontent au dimanche 22 mars, lorsque Ilyas, schizophrène et n'ayant pas pris son traitement, a pris le volant d'une Clio non assurée et sans contrôle technique valide.
Une fuite éperdue à travers la ville
Alertés par l'état du véhicule, les policiers ont tenté d'interpeller le conducteur sur le cours Gambetta. Après avoir feint de coopérer, Ilyas a redémarré brusquement et s'est lancé dans une fuite éperdue. Il a slalomé entre les voitures sur plusieurs kilomètres, roulant à contresens sur l'avenue de la Liberté et franchissant plusieurs feux rouges.
La poursuite s'est terminée dans un fossé de la Chamberte, où la voiture s'est renversée côté passager. Les policiers ont immédiatement porté secours à la compagne du chauffard, très choquée mais heureusement pas blessée. Pendant ce temps, Ilyas avait pris la fuite à pied avant d'être finalement interpellé et placé en garde à vue.
Un comportement irrationnel et agité
En garde à vue, l'homme s'est montré extrêmement agité, tentant de se frapper et de se mordre, tout en multipliant les déclarations contradictoires. "J'avais peur car je n'avais pas d'assurance", a-t-il expliqué. "Je ne voulais pas retourner en prison. J'ai déjà dû laisser ma fille de quatre ans."
Son avocat a précisé que son client sortait de deux ans de détention pour association de malfaiteurs à Marseille. "On ne va pas en prison à cause d'un défaut d'assurance", a-t-il souligné. "Ce qu'il a fait est irrationnel. Aujourd'hui, il va mieux et reconnaît les faits."
Une condamnation sévère
Lors de l'audience, la procureure a requis 10 mois d'emprisonnement avec maintien en détention, peine qui a été appliquée par les juges. Ilyas a également écopé de 600 euros d'amende et d'une interdiction de conduire pour un an.
Il est important de noter que l'homme, titulaire d'un permis de conduire algérien, avait fait la demande d'un permis en préfecture en décembre 2022 et était toujours en attente au moment des faits. Cette situation administrative n'a cependant pas suffi à atténuer la sévérité de la condamnation, compte tenu de la dangerosité de son comportement au volant.



