Ce mardi 2 juin, devant l'Assemblée nationale, des militantes se sont rassemblées pour exiger l'accélération de l'examen d'une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Elles estiment que le processus législatif est trop lent et que les victimes ne peuvent plus attendre.
Une mobilisation déterminée
Plusieurs associations féministes et de défense des droits des enfants ont organisé ce rassemblement. Les participantes portaient des pancartes avec des messages comme « Stop aux violences, agissez maintenant » ou « Une loi pour sauver des vies ». Elles ont interpellé les députés pour qu'ils inscrivent rapidement ce texte à l'ordre du jour.
Les revendications des militantes
Les militantes réclament une loi-cadre globale qui inclut :
- Des mesures de prévention renforcées dans les écoles et les espaces publics
- Un meilleur accompagnement des victimes, avec des structures d'accueil et des numéros d'urgence
- Des peines plus sévères pour les agresseurs
- Une formation obligatoire des forces de l'ordre et des magistrats
Selon elles, le texte actuel est insuffisant et doit être enrichi pour répondre à l'ampleur des violences.
Un contexte d'urgence
En France, les violences conjugales et les violences faites aux enfants restent un fléau. Les chiffres sont alarmants : chaque année, des centaines de milliers de femmes et d'enfants sont victimes de violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Les militantes rappellent que la pandémie de Covid-19 a aggravé la situation, avec une augmentation des violences domestiques.
Pour Sophie, une militante présente : « Nous ne pouvons pas attendre que le Parlement prenne son temps. Chaque jour qui passe, des femmes et des enfants meurent ou souffrent en silence. Il faut une loi forte maintenant. »
La réponse des députés
Plusieurs députés de la majorité et de l'opposition se sont montrés ouverts à la discussion. Certains ont promis de soutenir l'accélération du processus. Cependant, les militantes restent vigilantes et menacent de revenir si le texte n'est pas examiné rapidement. Elles appellent à une mobilisation continue jusqu'à l'adoption de la loi.
Cette action s'inscrit dans un mouvement plus large de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, qui a gagné en visibilité ces dernières années grâce aux mouvements #MeToo et #NousToutes.



