La cheffe des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a vivement contesté vendredi les investigations du parquet européen concernant des formations aux médias liées à la campagne présidentielle de 2022. Elle y voit une « manœuvre » visant à « salir » le président du parti, Jordan Bardella.
Une enquête déclenchée après une plainte
Ces investigations font suite à un article du Canard enchaîné et à une plainte contre X déposée début décembre par l'association AC !! Anti-Corruption, adressée au parquet national financier à Paris. Les formations aux médias, financées par des fonds européens, auraient en réalité servi à préparer la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022.
Marine Le Pen dénonce des « outrances et des injures »
Sur Ici Nord, Marine Le Pen a jugé que les investigations étaient « parfaitement naturelles », tout en dénonçant « des outrances et des injures » de la part de l'association AC ! Anti-Corruption, qu'elle accuse de « radicalité ». Elle a assuré que son parti se tenait « à la disposition du parquet pour lui fournir tous les éléments pour démontrer qu'en réalité, tout cela est une vaste manœuvre visant à salir le Rassemblement national et plus particulièrement Jordan Bardella ».
Un contexte politique tendu
Selon la responsable d'extrême droite, l'objectif de l'association serait de faire écho au dossier des assistants parlementaires des eurodéputés du FN, devenu RN. Dans cette affaire, la cour d'appel de Paris doit se prononcer le 7 juillet sur une éventuelle inéligibilité de Marine Le Pen pour la prochaine présidentielle. « L'association en question l'a dit elle-même […] qu'en réalité, son objectif c'est de faire pression sur le délibéré qui est actuellement en cours devant la cour d'appel », a-t-elle affirmé.
Marine Le Pen a également souligné la popularité de Jordan Bardella, qui caracole en tête des sondages pour l'élection présidentielle de 2027, suggérant que cette enquête pourrait être motivée par des considérations politiques.



